Il suffit de lire les titres à la Une de ce journal pour s’en convaincre. En voilà quelques titres évocateurs : « Chose bizarre, depuis que Douati et Akoun sont en prison, il n’y a plus d’attaques. », « Le Ghana déclare la guerre à la Côte-d’Ivoire. » Nous pouvons rétorquer : Douati et Akoun sont en prison et pourtant il y a eu attaque le 19 et 20 septembre 2012. Chose bizarre, ils sont encore en prison. A lire ces auteurs, on a l’impression que l’accalmie les dérange. En l’état actuel de la déconfiture de l’armée de Ouattara, peut-on parler de guerre avec un autre pays ? Il vaut mieux résoudre nos problèmes internes que d’en rajouter. L e CNP, organe régulateur de la presse écrite qui est si prompt à suspendre les journaux pro-Gbagbo pour un motif insignifiant de nom de ministre ou de premier ministre donné à un ancien dignitaire du précédent régime, ferait mieux de donner des cartons rouges à ces journaux pyromanes.
La Côte-d’Ivoire veut aller à la paix dans la vérité. Pour y arriver, il faut des paroles et des écrits apaisés. Nous demandons aux responsables de ce journal, notamment au sieur Denis Khazion de nous épargner une seconde guerre. Si ce qui se déroule chez lui à l’ouest ne lui dit rien, nous, nous voulons vivre et voir la Côte-d’Ivoire retrouver son lustre d’antan. Ce n’est pas parce qu’il est nommé PCA de la poste de Côte-d’Ivoire par Ouattara et qu’il entend conserver ce poste juteux, qu’il faille faire du zèle au point de s’aliéner. Au cas où la guerre venait à éclater, puisque les responsables de ce journal déclarent la guerre au Ghana, nous souhaitons qu’ils soient au front et en première ligne. Nombreux sont ceux qui n’ont pas intérêt à ce que la réconciliation ait lieu. Ils y perdraient beaucoup d’avantages. Mais qu’ils sachent que l’intérêt général prime sur l’intérêt particulier lorsqu’on est à un certain niveau de compréhension.
Tout le monde sait comment ce pouvoir est parvenu à ce piédestal. Qu’on cesse de l’encenser en croyant lui rendre service alors qu’on joue au pyromane. Qu’on retienne une bonne fois pour toute cela : qui sème le vent récolte la tempête.
Gilbert KOIME