« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Côte d’Ivoire : le mystère Séka Séka reste entier

Au fur et à mesure que la procédure avance, le mystère planant sur « l’affaire Séka Séka » reste entier. Selon une source proche de l’enquête, l’aide camp de l’ex-Première dame Simone Gbagbo est suspecté d’être au cœur d’activités déstabilisatrices contre le pouvoir d’Alassane Ouattara. « Séka Séka préparait un coup d’État, nous avons saisi dans son ordinateur tout son dispositif opérationnel », confie-t-on.
Selon les autorités, le document de stratégie militaire récupéré dans les affaires de Séka Séka prévoyait une attaque aérienne massive sur la présidence ivoirienne, la Primature et plusieurs autres cibles d’Abidjan. « Il y a deux hypothèses, explique une source autorisée qui a requis l’anonymat. La première : Séka Séka se rendait à Conakry pour rencontrer le chef d’état-major des armées guinéennes pour entrer en possession des avions de chasse de l’armée ivoirienne que Laurent Gbagbo avait stationnés à Conakry pendant la crise franco-ivoirienne de novembre 2004. La deuxième hypothèse, c’est qu’il avait rendez vous avec des Biélorusses qui devaient lui livrer les moyens aériens ».

"L’enfant terrible de la refondation"

D’autres sources affirment cependant que Séka Séka est retenu uniquement pour son passé sous le régime de Laurent Gbagbo. Des rapports d’ONG internationales et des Nations unies lui imputent la paternité des « escadrons de la mort » qui ont écumé le pays entre septembre 2002 et mars 2003. « L’enfant terrible » de la « refondation », il aurait également joué un rôle pendant la grave crise postélectorale, notamment dans la répression des partisans d’Alassane Ouattara.
Le parquet militaire a d’ores et déjà inculpé Séka Séka d’assassinat, de violations de consignes militaires, d’atteinte à la défense nationale, etc. Mais des proches de Séka Séka estiment qu’il est accusé injustement. « Il commençait à ne plus avoir de ressources financières pour vivre au Togo et au Ghana. Il se rendait en guinée pour prospecter quant il s’est fait prendre », croit savoir un membre de son entourage.

Par Baudelaire Mieu, à Abidjan in Jeuneafrique.com

Tue, 29 Nov 2011 10:44:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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