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Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Côte d`Ivoire: le parti de Gbagbo réclame de nouveau sa libération

Le parti de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et ses responsables actuellement en exil au Ghana voisin ont de nouveau réclamé mardi sa libération et dénoncé de "graves violations des droits de l`Homme" en Côte d`Ivoire, désormais dirigée par Alassane Ouattara.

La direction du Front populaire ivoirien (FPI) s`est réunie en fin de semaine dernière à Accra avec les responsables du parti exilés dans ce pays depuis la fin de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011.

"Constatant avec inquiétude que les conditions de sécurité restent encore précaires dans le pays, les exilés ont demandé avec insistance à la direction du FPI de tout mettre en oeuvre pour la libération du président Gbagbo et de tous les détenus et la fin de l`arbitraire", indique le parti dans un communiqué.

Les partisans du président déchu ont "dénoncé les atrocités et les graves violations des droits de l`Homme (…) qui continuent d`être perpétrées après l`arrêt des hostilités militaires, notamment des "exécutions extrajudiciaires", "arrestations arbitraires" et "attaques" commises selon eux contre des pro-Gbagbo.

Destinées à parachever la délicate normalisation en cours, des élections législatives sont attendues d`ici mi-décembre. Le FPI n`a pas encore annoncé s`il participerait ou non au scrutin.

Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril par les forces pro-Ouattara, appuyées par la France et l`ONU, après quatre mois de crise, dont deux semaines de guerre, née de son refus de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010. La crise a fait au moins 3.000 morts.

M. Gbagbo et son épouse Simone sont en détention préventive dans le nord du pays et inculpés de "crimes économiques". Plusieurs dizaines de personnalités de leur camp, civiles et militaires, sont également en prison et poursuivies pour atteinte à la sûreté de l`Etat ou "crimes économiques". D`autres politiques et militaires restent réfugiés dans des pays voisins comme le Ghana.

AFP

Tue, 20 Sep 2011 17:54:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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