"Des actes de violence ont été signalés lors d’attaques contre des civils et contre les forces de sécurité et aussi pendant des opérations et des arrestations menées par les forces de sécurités" ivoiriennes, a souligné devant le Conseil de sécurité le réprésentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire Bert Koenders.
"L’idée qu’il puisse y avoir une impunité est une source de grande préoccupation et il faut que des enquêtes approfondies soient menées sur les violations récentes" des droits de l’homme, "y compris à Bonon et Nahibly", a-t-il ajouté.
"Il est essentiel de sanctionner les responsables de violations flagrantes des droits de l’homme, quelle que soit leur affiliation politique et en conformité avec les obligations internationales du pays", a-t-il conclu, faisant aussi état "d’informations persistantes sur des violences sexuelles".
L’armée ivoirienne –les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI)– est accusée par des ONG d’avoir commis de nombreuses exactions en réaction à une vague d’attaques menées entre août et octobre 2012 contre les forces de sécurité. Une mission de l’ONU qui s’est rendue sur place début décembre avait évoqué des cas de tortures et de détentions arbitraires.
Le gouvernement ivoirien a admis de possibles "dérapages", puis reconnu des "mauvais traitements" mais seulement lors d’arrestations d’hommes en armes.
Le 20 juillet 2012, une foule avait attaqué le camp de déplacés de Nahibly, près de Duékoué (ouest), y tuant au moins huit personnes, selon l’ONU. Selon la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (Lidho), des FRCI avaient participé à l’assaut contre le camp, gardé par des Casques bleus qui n’ont pu empêcher sa destruction.
L’ambassadeur de Côté d’Ivoire à l’ONU Youssoufou Bamba a souligné qu’une enquête était en cours sur les incidents de Nahibly mais a affirmé qu’elle était entravée par "des problèmes liés à la sécurité des personnes en charge de l’enquête" et des témoins.
"Le gouvernement (ivoirien) compte sur l’appui de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) pour aider à accélérer ces enquêtes", a-t-il ajouté.
AFP
Fri, 18 Jan 2013 00:40:00 +0100
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