Sous le chapitre “Violation des droit de l’homme’’, le paragraphe entier consacré à cette disparition tient en ces lignes :
Selon les informations reçues, un convoi de quatre véhicules 4×4 parti de Grand Lahou pour aller chercher le Colonel Ahouma Brouha Nathanaël, chef de sécurité de l’ancien Président Gbagbo dans son village natal de Liboli, pour le ramener à Abidjan, serait aussi tombé dans les affrontements entre les mercenaires et les Frci, au niveau du corridor, à Grand Lahou. Tous les occupants du véhicule ont été tués. De ce convoi, il n’y a eu que deux survivants. Un témoin, proche des Frci, qui avait fait le voyage de Liboli pour aller chercher le Colonel Ahouma a mentionné qu’ils y étaient allés pour « chercher des armes chez lui, ils n’ont rien trouvé. Les Frci ne voulaient pas le tuer, sa mort était un accident ».
Pour élucider les circonstances dans lesquelles la mort de l’officier proche de l’ancien président est survenue et d’autres graves violations des droits de l’homme commises par les miliciens et mercenaires libériens dans ces localités, l’Onuci a dépêché les 9 et 11 mai sur le terrain, une équipe de fonctionnaires chargés des droits de l’homme et des officiers de la police onusienne pour enquête.
“Il a été établi à l’issue des enquêtes qu’au moins 55 personnes ont été tuées par les mercenaires et miliciens lors de leur repli vers le Libéria. Au moins six personnes ont été tuées à Dabou, 17 à Irobo et 32 personnes à Grand Lahou. La majorité de ces victimes sont des allogènes burkinabés, maliens, nigériens. A Irobo, ces personnes ont été tuées chez elles. A Grand Lahou, elles ont été tuées au corridor situé sur la route reliant Dabou à Fresco“.
Comment et pourquoi les mercenaires et miliciens se sont-ils retrouvés sur la côtière alors qu’ils combattaient dans le quartier pro-Gbagbo de Yopougon aux côtés de jeunes patriotes, partisans du chef de l’Etat sortant ?
La réponse des enquêtes :
“Le 4 mai, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) ont vaincu le dernier bastion des miliciens et les mercenaires libériens localisé dans la commune de Yopougon à Abidjan à l’issue de violents combats. Ces derniers ont alors pris la fuite en empruntant la voie lagunaire pour éviter les multiples barrages routiers des Frci qui étaient en état d’alerte maximale. Les miliciens et mercenaires sont alors passés par Songon, sur l’axe Abidjan – San Pedro en vue de rejoindre le Liberia’’.
Mais la retraite des combattants a été préjudiciable aux populations civiles selon les onusiens, ils établissent que “lors de leur repli, les miliciens et mercenaires libériens ont commis plusieurs atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique dans au moins trois localités, notamment à Dabou, Irobo et Grand Lahou (130 km au sud-ouest d’Abidjan)’’.
Le dernier carré de la résistance des partisans de Laurent Gbagbo est maintenant totalement pacifiée, sous contrôle des Frci depuis le 4 mai, deux jours avant la prestation de serment du président Alassane Ouattara.
afriscoop.net
Fri, 20 May 2011 23:20:00 +0200
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