« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Côte d’Ivoire : nouvelles inculpations de génocide pour des proches de Laurent Gbagbo

En Côte d’Ivoire, les auditions sur le fond d’une quinzaine de proches de l’ex-président Laurent Gbagbo se poursuivent. Elles ont débuté le 31 mai dernier et doivent se terminer à la mi-juillet au lieu du mois d’octobre comme c’était prévu initialement. C’est le président du FPI qui avait ouvert cette série d’interrogatoires à Bouna, dans le nord-est du pays. Un juge d’instruction et des membres du parquet sont à Boundiali depuis la semaine dernière. Et un certain nombre des prévenus sont accusés de génocide.
Trois des huit pro-Gbagbo détenus à Boundiali se sont vu signifier, lundi 25 juin, de nouvelles inculpations : « Crimes de sang, meurtres, assassinats, incendies volontaires d’immeubles et génocide ». Il s’agit du Premier ministre du gouvernement postélectoral de Laurent Gbagbo, Gilbert-Marie Aké N’Gbo, son ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé, et son ministre de l’Economie et des Finances, Désiré Dallo.
Avant eux, le président du FPI (Front populaire ivoirien, parti de l’ex-président Gbagbo), Pascal Affi N’Guessan, avait été inculpé de génocide. C’était à la veille de son audition sur le fond qui a eu lieu le 31 mai.
Mais c’est Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-président ivoirien, qui a été la première inculpée de génocide, en février dernier. D’autres soutiens de Laurent Gbagbo, civils et militaires pourraient être poursuivis pour génocide.
Un juge d’instruction et des représentants du procureur doivent se rendre à Korhogo, la semaine prochaine, pour entendre notamment l’ex-commandant de la Garde républicaine, le général Dogbo Blé.
Ces inculpations de génocide et crimes de sang s’ajoutent à celles d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de crimes économiques formulées en août 2011. Le mot génocide avait fait l’objet l’année dernière d’intenses débats au sein de la Commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Mais dans son rapport, elle avait préféré garder l’expression « crimes contre l’humanité », au lieu de génocide, pour qualifier les actes les plus graves commis lors de la crise postélectorale.

letemps.sn

Tue, 26 Jun 2012 22:05:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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