« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Côte d’Ivoire – Tuerie des casques bleus, des miliciens Burkinabé sur les lieux

La situation d’ensemble dans la zone (Para) où s’est produite l’attaque du vendredi dernier, reste compliquée selon nos sources sur place. En dépit des renforts des Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire (FRCI) et de l’ONUCI, les tueurs des sept casques bleus (Tous du Niger), des 8 civiles et de plusieurs éléments FRCI (officiellement 5) restent sans trace. Nos sources nous signalent qu’aucune arrestation n’a pour l’instant pu être effectuée.

Ces Burkinabés dans le sud-ouest ivoirien

La présence de miliciens (soldats) burkinabé dans la zone de l’attaque ne fait plus de doute. Cette présence nous a été confirmée par des sources proche de l’ONUCI. « Leur présence dans la zone augmente le degré de suspicion » indique cette source. Selon nos informations, ces miliciens venus du Burkina-Faso, sont chargés de protéger les intérêts Burkinabé croissants dans cette zone qualifiée de potentiellement riche par plusieurs experts. Ces intérêts gardés par ces groupes armées Burkinabé vont de la vente de bois de forêts tropicales à l’exploitation de richesses du sous-sol, et de plantations de palmiers à huile, d’hévéa, de cacao en partie abandonnées par les populations autochtones, en fuite. Des autochtones joints dans la ville de Tai, affirment que les groupes armés burkinabés qui répondent du commandement FRCI, « s’adonnent à toute sorte de trafics, de vols et d’actes criminels dans la région ». « Ca ne m’étonnerait pas que ces Burkinabé soient les assassins des casques bleus. Ils ne veulent voir personnes enrailler leurs présences illégales là-bas. Ils se disent en terres conquises » conclut notre interlocuteur.
Une autre attaque aurait été perpétrée depuis, dans la même zone a-t-on entendu sans plus de précisions.
De son côté, le Liberia refuse l’accès à son territoire aux Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire (FRCI), tentées par des ratissages sur le territoire libérien, à la poursuite selon elles de miliciens transfrontaliers. Par ailleurs, le gouvernement Libérien a annoncé ce samedi la «fermeture immédiate» de sa frontière avec la Côte-d’Ivoire.

Affaire a suivre…

Mon, 11 Jun 2012 01:48:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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