Les soldats armés lui demandent alors 600 Francs CFA, soit moins d’un euro. Le jeune refuse et les trois protagonistes en viennent aux mains. Alors qu’il quitte les lieux, Fabrice reçoit une balle dans le dos.
Sa grande soeur, Valentine, n’arrive pas à comprendre la mort de son frère : « Il n’a rien fait du tout, du tout… Et puis on le tue comme ça dans le dos. A cause de combien ? 600 !… Qu’ils quittent le quartier ! Si c’est pour tuer les innocents, comme ça… Il n’a rien fait ! »
Le lendemain de la mort de Fabrice, des habitants ont dévasté et pillé la « base » des FRCI. Une base informelle puisqu’il s’agit d’un bar, un « maquis » réquisitionné. Le commandement de l’armée d’Abobo reconnaît que les jeunes de ce bataillon n’avaient pas de matricule. Tous sont des combattants qui se sont associés à la bataille d’Abidjan. Ils n’ont jamais été encasernés, et ignorent encore s’ils feront partie de la nouvelle armée.
Trois d’entre eux ont été auditionnés par la gendarmerie. Ils expliquent que c’est en voulant régler une altercation entre habitants du quartier que l’un d’eux a tenté de s’emparer de leur kalachnikov, et que le coup est parti. Ils sont désormais en garde à vue. La base a été démantelée et vidée de ses armes.
rfi.fr
Thu, 01 Mar 2012 09:18:00 +0100
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.