« Commando invisible », « hommes armés en civil », « groupes rebelles », impossible pour Barthélémy Obiénéré Ouattara d’opérer une distinction. Mais une chose est sûre pour l’ancien chef du camp commando d’Abobo, « ils étaient dangereux » pour les forces armées ivoiriennes. Interrogé par Me O’Shea, l’avocat de Laurent Gbagbo, le témoin a expliqué n’avoir que peu d’informations sur le fonctionnement de ces groupes. Néanmoins, il a tout de même donné quelques pistes sur leurs positions à Abobo lors de la crise postélectorale.
Le capitaine a notamment évoqué deux « chefs rebelles », Zakaria et Chérif Ousmane, qui auraient occupé à l’époque l’hôtel « Harmonie », situé vers le PK18. Le carrefour Diallo et le quartier Marley ont également été cités comme repères des éléments rebelles.
Concernant l’effectif de ces rebelles, l’ancien chef du camp d’Abobo est resté très vague. « On ne voit pas l’ennemi. Ces personnes utilisaient les méthodes de la guérilla », s’est-il justifié, affirmant que des hommes « tiraient sur la rame de véhicules de ravitaillement depuis les fenêtres des immeubles ». AK47, mitrailleuses ou encore lance-roquettes, tels étaient les armes à leur disposition selon les dires du capitaine.
Aucune information précise du témoin sur les groupes rebelles et leurs chefs
Longuement interrogé sur l’identité des rebelles, Barthélémy Obiénéré Ouattara a donné peu de noms. « Le nom de Fongnon a beaucoup circulé. On disait que c’était lui le chef du Commando invisible », a-t-il affirmé, précisant ne pas connaître cet homme. En réponse à une requête de la défense, le témoin a ensuite indiqué trois sobriquets sur une feuille de papier : Jack Bauer, Diezel et Petit Lasso. Trois hommes qui auraient aussi participé à la rébellion mais que le capitaine dit ne pas connaître personnellement.
De façon plus générale, entre 2004 et 2011, Barthélémy Obiénéré Ouattara n’aurait rencontré aucun membre ou personne en lien avec la rébellion. « Et le dénommé Alla ? », demande alors Me O’Shea, évoquant un ancien compagnon de combat du témoin. « J’ai appris qu’il avait fait défection pour rejoindre l’Hôtel du Golf », répond le témoin, précisant que cela ne signifiait pas que l’homme en question s’était rallié à la cause rebelle.
Tue, 06 Sep 2016 07:14:00 +0200
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