L’AVOCAT de Laurent Gbagbo es- time que son client doit se concen- trer pour préparer avec lui sa défen- se. Pour cette raison, en accord avec la CPI, les visites à l’ex chef de l’état ivoirien seraient, selon des explica- tions données au président du FPI, suspendues jusqu’à nouvel ordre. A en croire Emmanuel Altit, Laurent Gbagbo recevait trop de visites. De plus, les échos qui en étaient donnés n’étaient pas de nature à maintenir la sérénité autour du tra- vail pour sa défense. En clair , sauf mesure extraordinaire, Miaka Ouret- to dont le retour au pays, est pré- vu pour le27 Février prochain, ne verra pas Laurent Gbagbo une se- conde fois. Cette seconde ren- contre avait été convenue, à l’issue de la première. A la CPI, les de- mandes de visite se font directement ur les lieux, par écrit et sur présen- tation d’une pièce d’identité (carte de résident, carte d’identité ou pas-
seport). La demande est ensuite transmise au détenu pour avis, avec copie à l’avocat. Les visites priori- taires sont celles accordées aux avocats pour la défense. Après la tempête créée par le passage du président du FPI, l’avocat Emmanuel Altit, sans doute en accord avec Lau- rent Gbagbo lui-même, a donc dé- cidé de tenir son client loin de visites pouvant créer la polémique pu- blique. L’agenda de l’avocat et ce- lui de la Cpi ne coïncident donc pas pour l’instant avec l’agenda poli- tique, qui est celui de Miaka Ouret- to, qui toutefois ne désespère pas d’obtenir gain de cause, d’autant plus qu’en dépit des explications données par Maître Altit, il est fait état d’autres visites que continue de recevoir Laurent Gbagbo. Wait and see !
I. D. in L’intelligent d’Abidjan