« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Crise dans le transport urbain et intercommunal: Les bus de la Sotra et les gbakas en renfort

Un arrêt de bus à la gare des taxis de Cocody, près de 6 bus en moins de 45 minutes pour assurer le transport des usagers. C’est la nouvelle trouvaille de la Société de transport Abidjanais (Sotra) en vue de pallier la crise qui prévaut depuis quelque temps dans le transport intercommunal à Abidjan.
Ce constat, nous avons pu le faire lors de notre passage à la gare de Cocody, dans la matinée du mercredi 29 août 2012. Les taxis-compteurs ne semblaient pas à eux seuls suffire pour desservir toutes les communes. Les bus de la Sotra assuraient donc, pour la circonstance, la ligne Cocody Saint Jean-Chu de Treichville. Ils proposaient le ticket à 200 francs contre les 400 francs pour les taxis banalisés. Les clients habituels de cette gare de Cocody, très peu habitués à ce trafic ou peut-être ignorant ce nouveau service que propose la Sotra, n’y semblaient pas porter très grand intérêt. Il fallait pour certains clients, patienter un bon moment dans de longues files d’attente avant d’espérer avoir les taxis-compteurs qui faisaient les chargements par vague de quatre.

A ces bus, s’ajoutaient les  »gbakas » qui eux, faisaient la ligne Cocody-Adjamé liberté à 250 francs contre 350 francs avec les taxis banalisés. « Nous sommes surpris de voir les bus et gbakas charger ici. Avec cette situation de crise, cela ne nous déplait pas du tout. Ils nous aident à assurer nos déplacements », a exprimé un client prêt à emprunter un bus. Par ailleurs, seuls les chauffeurs de taxis-compteurs prêts à verser de l’argent aux chargeurs appelés  »gnambros », avaient le droit de stationner et charger dans cette gare. Quant aux autres, l’accès ne leur était pas permis. Toujours à ce même endroit, quelques taxis banalisés continuaient le trafic sans être inquiétés. Des policiers postés là, assuraient le maintien de l’ordre. Rappelons que les woro woro ou taxis banalisés ont été, suite à une grève des chauffeurs de taxis-compteurs, interdits dans le transport intercommunal par une décision du ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko.

Ella D. et Coumba O. (Stgs) in linfodrome.com

Thu, 30 Aug 2012 09:02:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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