Aujourd’hui, selon une source proche de ces jeunes armés, pour la plupart des ex-combattants ayant fait la guerre en 2002 et en 2010, il existe 5 catégories d’hommes en armes actuellement en Côte d’Ivoire. Ces hommes, à en croire notre source, constituent une grave menace pour le pouvoir en place et pour l’ensemble de la population, si aucune politique n’est mise en place pour les persuader de rendre les armes.
Ainsi, en premier lieu, l’on a ceux qui sont en attente ou qui espèrent recevoir une prime, après « l’effort de guerre ». Ceux-là, indique notre interlocuteur, ne veulent ni intégrer l’armée, ni se faire réinsérés dans le tissu socio-économique ivoirien. Ils veulent simplement percevoir de l’argent, une somme qui leur aurait été promise en contrepartie de leur engagement dans les différents affrontements armés dans le pays.
Deuxièmement, à entendre notre source, il y a les ex-combattants qui ne veulent pas intégrer l’armée mais qui souhaitent être insérés ou réinsérer dans le tissu économique. Cette catégorie d’hommes n’attend donc qu’un geste des gouvernants pour retourner définitivement à la vie civile.
Le troisième groupe d’ex-combattants auquel sont confrontées les autorités ivoiriennes, est celui qui refuse de déposer et les armes et la tenue militaire. Ces »soldats » attendent d’obtenir un matricule militaire en vue d’être reconnus comme tels dans les rangs des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).
Faut-il le souligner, bon nombre de ces jeunes avaient été traqués à travers le pays par la Police militaire, une force créée pour remettre de l’ordre dans les rangs plutôt mal ordonnés des FRCI, en 2012.Cette unité était commandée par le commandant Koné Zakaria. Mais même après la création de cette unité, ces jeunes continuent de faire la loi, notamment à Abobo.
En outre, une quatrième catégorie est composée d’éléments pour lesquels avoir une arme de guerre constitue « une garantie sécuritaire contre toute attaque » visant à déstabiliser le régime en place. Ceux-là, ce sont des partisans inconditionnels du président Alassane Ouattara.
Pour eux, il n’est pas question de rendre les armes alors que des menaces de déstabilisation du pays sont de plus en plus avérées. Ces hommes ont décidé de garder, au prix de leurs vies, les armes qu’ils possèdent, croyant en effet qu’ils contribueront un jour à défendre le pays contre toute attaque.
Enfin, la cinquième catégorie, et certainement la plus dangereuse, est composée, selon notre source qui est aussi un ex-élément des FRCI, de »soldats » qui agissent de façon « isolée ».
Lire la suite
Tue, 16 Jul 2013 07:10:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.