« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

De retour en France, Kémi Séba passe par la case prison

Le militant controversé de la cause noire Kémi Séba, proche de Dieudonné et connu, comme lui, pour des propos antisémites qui lui ont valu des poursuites, a été interpellé à son retour en France et incarcéré dimanche pour purger une ancienne condamnation.

L’ex-leader de la Tribu Ka, groupuscule dissous en 2006 pour antisémitisme et incitation à la haine raciale, a été interpellé samedi à Paris, dans le XIe arrondissement, tout près du théâtre de la Main d’Or où il venait de donner une conférence, a appris l’AFP de source policière.

Ce théâtre est exploité par le polémiste Dieudonné, "un frère et un ami" aux yeux de Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Capochichi.

Parti s’installer au Sénégal depuis ses déboires en France, le militant promettait sur internet une tournée pour présenter son dernier livre, avec un passage à Paris samedi puis des dates dans d’autres villes de France.

Mais c’est une ancienne condamnation qui l’a rattrapé. Le 29 octobre 2009, devant la cour d’appel de Paris il avait écopé de deux mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve, pour violences en réunion.

Ce sursis avait été révoqué par un juge de l’application des peines (JAP) de Versailles le 10 octobre 2011, car Kémi Séba n’avait pas respecté les obligations de sa mise à l’épreuve, a expliqué à l’AFP une source judiciaire.

Après son interpellation, le militant a été placé en rétention judiciaire, avant de passer dimanche devant un magistrat du parquet de Paris, qui a mis sa peine à exécution et a donc décidé de l’incarcérer.

Haine raciale

En France, Kémi Séba est un familier des prétoires. Il avait été condamné, en appel à Paris en avril 2009, à 8 mois avec sursis pour provocation à la haine raciale. En cause, des écrits où il affirmait que les institutions internationales comme la Banque Mondiale, le FMI ou l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) étaient "tenues par les sionistes qui imposent à l’Afrique et à sa diaspora des conditions de vie tellement excrémentielles que le camp de concentration d’Auschwitz peut paraître comme un paradis sur terre".
Lire la suite

Sun, 14 Sep 2014 19:18:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

6 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

1 mois ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.