« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Déclaration de l’UNJCI suite à la suspension de trois quotidiens par le conseil national de la presse (CNP)

Le Conseil national de la presse (CNP) a suspendu, par trois décisions, N° 077, 078 et 079 du mardi 6 décembre 2016, les quotidiens La Voie Originale (26 parutions), Aujourd’hui (7 parutions) et LG Infos (7 parutions).
Le CNP reproche à ces trois journaux, soit d’avoir continué de soutenir, après une suspension de 15 parutions en octobre 2016 pour le même motif, que « M. Laurent Gbagbo est président du Front populaire ivoirien (FPI) depuis le 3ème Congrès extraordinaire tenu par ce parti, le 30 avril 2015 ; qu’en son absence, le FPI a pour président intérimaire M. Sangaré Abou Drahamane (…) et que cette décision du 3ème congrès extraordinaire du FPI n’a jamais été contestée » ; soit d’avoir publié des photographies de personnalités de l’opposition emprisonnées dont l’ancien président Laurent Gbagbo, son épouse Simone Ehivet Gbagbo, Charles Blé Goudé, Lida Kouassi Moise, Hubert Oulaye, Assoa Adou, Koua Justin, Dahi Nestor, le Général Bruno Dogbo Blé, l’Amiral Vagba Faussignaux, le Commandant Séka Yapo Anselme dit Séka Séka et Me Patrice Bailly, et « avoir qualifié ces personnalités de prisonniers politiques » ou en « détention arbitraire ».
Le Conseil Exécutif de l’UNJCI constate avec regret que ces sanctions :
– S’avèrent extrêmement sévères et assez lourdes pour les fautes incriminées ;
– risquent d’entraver gravement la liberté de la presse et les emplois des journalistes qui exercent dans ces médias ;
– Sont de nature à dégrader l’image du pays dans le classement mondial de la liberté de la presse.
Interpellé donc par cette situation, le Conseil Exécutif de l’UNJCI :
– Déplore ces sanctions qui, à la longue, pourrait remettre en cause la liberté de la presse dans notre pays, les emplois des journalistes et la survie des entreprises de presse visées ;
– Invite l’autorité de régulation à plus de discernement et pondération dans sa mission ;
En tout état de cause, le Conseil Exécutif de l’UNJCI s’engage à jouer sa partition pour que pareille situation ne se reproduise plus.

Fait à Abidjan le 19 décembre 2016

Pour le Conseil Exécutif
Le Président
TRAORE MOUSSA (MT)
Pdt de l’UNJCI

Mon, 19 Dec 2016 18:34:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

5 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.