• L’analyse
Le FPI note que depuis l’intrusion d’Alassane Dramane Ouattara sur la scène politique ivoirienne, la violence, sous toutes ses formes, aussi bien verbale, physique qu’armée, est apparue en Côte d’Ivoire et est devenue endémique. Alassane Dramane Ouattara s’est très tôt signalé aux Ivoiriens par des propos et attitudes où la violence a toujours été en première place. Lorsque qu’il est parvenu à la tête du RDR, suite au décès de DJENI KOBINAN, le fondateur dudit parti, son discours a régulièrement été émaillé de propos guerriers, violents et déstabilisateurs. Ce furent des déclarations à l’emporte pièce du genre : « Je vais mélanger ce pays, … Je frapperai ce pouvoir moribond et il tombera…, Je rendrai ce pays ingouvernable, on ne veut pas que je devienne Président parce que je suis musulman…, », Dans la même logique, ses fidèles lieutenants lui ont emboité le pas : ainsi, le Secrétaire Général du RDR, son parti, Amadou Soumahoro déclara que « tous ceux qui s’attaqueront à Alassane Ouattara se retrouveront au cimetière… ». Quant à Hamed Bakayoko, l’actuel ministre de l’intérieur, il a indiqué : « Nous sommes les sofas d’ADO (Alassane Dramane Ouattara). Quiconque voudrait nuire à ADO devra passer sur nos corps… ».
Par ailleurs, la pratique politique du RDR et de son mentor est jalonnée de nombreux actes de déstabilisation du pouvoir établi. On peut citer le coup d’Etat du 24 décembre 1999 : ce jour-là, des soldats proches d’Alassane Dramane Ouattara ont renversé le régime du président Henri Konan Bédié ; les putschistes ont alors installé, sous la direction du général Robert GUEI, un régime militaire qui échappa rapidement au contrôle des commanditaires. C’est alors que ces soldats proches d’Alassane Dramane Ouattara tentèrent, à plusieurs reprises, de renverser ce régime. Les tentatives les plus marquantes sont celles de juillet et septembre 2000. L’élection présidentielle d’octobre 2000, remportée par Laurent Gbagbo, qui a mis fin au régime militaire, n’a pas cependant arrêté les velléités guerrières d’Alassane Dramane Ouattara.
Le premier gouvernement de la deuxième République, à la fin du régime militaire, a subi des tentatives de coups d’Etat qui sont, c’est aujourd’hui prouvé, le fait d’Alassane Dramane Ouattara et des siens : une première a eu lieu les 7 et 8 janvier 2001 et la seconde, en février 2001. La troisième tentative de coup d’Etat, intervenue les 18 et 19 septembre 2002, s’est muée en une rébellion armée, et a scindé la Côte d’Ivoire en deux (02) zones, jusqu’au 11 avril 2011, où la communauté internationale, sous la houlette de la France de Nicolas Sarkozy, est parvenue à imposer Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire par les armes, parachevant ainsi ce long coup d’Etat.
Depuis l’installation d’Alassane Ouattara à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire, les Ivoiriens en général, les militants du FPI et les proches du Président Laurent Gbagbo, en particulier, subissent toutes sortes d’exactions : déportation, enlèvements, exécutions extrajudiciaires, arrestations et emprisonnements arbitraires, expropriation, exil, le tout sous la conduite d’une politique ethnocentrique dite de « rattrapage ethnique ».
Dans cette atmosphère, les activités des partis politiques de l’opposition significative sont systématiquement interdites ou réprimées. C’est le cas des meetings du FPI, avec les exemples, en 2011 à Koumassi, le 8 octobre 2012 à Port-Bouet, le 22 novembre 2012, où des militants du RDR ont saccagé les abris et les chaises, incendié des véhicules et blessé des participants à la manifestation ; le 21 janvier 2012, à Yopougon, à la place Ficgayo, où, en plus des casses de la logistique et de nombreux blessés, il y a eu mort d’homme, en la personne d’APENI Innocent assassiné par les militants du RDR. Dans le même contexte, il faut citer les incidents graves survenus lors des marches éclatées organisées par la jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (JCNC), le 9 juin 2015, où l’on a enregistré de nombreux blessés et plusieurs décès dont celui de BAH DIE Raphaël à Guiglo, et ceux de trois (03) bébés à Gagnoa. Enfin, le samedi 15 août 2015 à Korhogo, le meeting de la CNC a sauvagement été attaqué par les militants du RDR.
• La position du FPI
Le FPI, toujours attaché à la démocratie, à la cohésion sociale, à l’harmonie entre les populations ivoiriennes et à la paix:
• Dénonce énergiquement le climat de violence et d’insécurité qui sévit en Côte d’Ivoire depuis l’irruption d’Alassane Ouattara sur la scène politique ;
• Condamne fermement les actes de violence sous toutes leurs formes, commis par les militants du RDR et leur mentor Alassane Ouattara ;
• Interpelle la communauté internationale sur son mutisme face aux nombreux actes de violation des droits et d’agression commis par le RDR et ses militants ;
• Invite les organisations de défense des Droits de l’homme à s’impliquer conséquemment dans la normalisation de la vie sociopolitique en Côte d’Ivoire ;
• Exige du régime Ouattara le désarmement et l’encasernement effectif de tous les éléments des FRCI et autres forces parallèles, le désarmement de toutes les milices dont les « microbes » et le démantèlement des dépôts clandestins d’armes et de munitions à travers le pays ;
• Affirme que les conditions de violence et d’insécurité créées et érigées en mode de gouvernement par le régime Ouattara et son parti le RDR, rendent impossible la tenue de l’élection présidentielle à venir ;
• Exige des conditions d’organisation et de déroulement d’une élection véritablement démocratique, juste, transparente et équitable.
Fait à Abidjan le 26 Août 2015
Pour le Front Populaire Ivoirien
Le Secrétaire Général Adjoint,
Porte-parole par intérim du Parti
Koné Boubakar
Thu, 27 Aug 2015 23:05:00 +0200
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