La Jeunesse du Fpi (Jfpi) a tenu une assemblée générale ordinaire, samedi dernier, au QG de campagne de Laurent Gbagbo à Attoban. Au cours de laquelle, le Secrétaire national par intérim de cette structure, Koua Justin, a livré au nom de la Jfpi les solutions pour une sortie de crise en douceur. Notamment l’instauration d’un gouvernement de transition devant préparer l’avènement de la Troisième République. Le Secrétaire national par intérim de la Jfpi, Koua Justin a dépeint un tableau des plus sombres et inquiétant de la situation politique, sociale, économique et sécuritaire. Qui laisse transparaitre que la Deuxième République, assez éprouvée, ne peut plus convenir à la situation. Aussi a-t-il souhaité la mise sur pied d’un Gouvernement de transition avec les acteurs politiques et de la société civile, afin de préparer l’avènement de la Troisième République. «La Jeunesse du FPI appelle de tous ses voeux la mise en place d’un gouvernement de transition. Il nous faut urgemment préparer l’avènement de la 3ème République ; étant entendu que la 2ème République s’est désagrégée depuis le 11 avril 2011. Ici et maintenant, il nous faut une Assemblée constituante pour réfléchir sur les fondamentaux de la Troisième République», a fait savoir Koua Justin. Selon lui, la JFPI ne fait que soutenir une idée émise par l’actuel président du Conseil constitutionnel sous Ouattara, Francis Wodié qui appelait à aller à la République. Pour Koua Justin, le moment est désormais propice à la Troisième République. La Jfpi est arrivée à cette conclusion à l’analyse de la situation sociopolitique qui prévaut. La sécurité, selon Koua Justin, devient chaque jour la préoccupation fondamentale des Ivoiriens. Les forces censées assurer la sécurité plongent le pays dans l’insécurité. Pour le premier responsable de la JFPI, il ne peut exister de valeurs démocratiques dans un régime dictatorial, où le «Prince», Alassane Dramane Ouattara pense pouvoir ériger ses humeurs et caprices en lois. Et dans un environnement dans lequel les Pro-Gbagbo n’ont pas droit à la vie. «La politique de rattrapage ethnique institutionnalisée par Dramane Ouattara, explique-t-il, a fortement contribué à déchirer le tissu social. Il a dressé les ethnies les unes contre les autres au point qu’aujourd’hui en Côte d’Ivoire, nos frères du nord, malencontreusement, sont perçus comme des monstres. Or la Côte d’Ivoire a besoin de tous ses fils et filles où qu’ils se trouvent pour bâtir la Nation ivoirienne». Selon Koua Justin, l’évidence est qu’il n’existe point de séparation de pouvoirs en Côte d’Ivoire et que Ouattara concentre entre ses mains tous les pouvoirs. C’est pourquoi, la JFPI n’a pas manqué à appeler le PDCI à rejoindre le Fpi dans le combat pour la libération de la Côte d’Ivoire. «Le devoir de sauver la Côte d’Ivoire nous appelle», a lancé Koua à l’endroit des Ivoiriens.
Frank Toti in Le Nouveau Courrier