Charles Konan banny, d’ordinaire précautionneux, a l’Afrique du Sud, dit sa part de vérité sur les droits de l’Homme dans son pays. «Il y a probablement des violations des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire», a-t-il dit diplomatiquement pour ne pas blesser le camp Ouattara, toujours prêts à nier les faits. En témoignent les visites médiatisées des ministres Gnénéma Coulibaly, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et Paul Koffi Koffi, délégué à la Défense. «Nous n’avons rien vu. Aucun détenu n’a subi des exactions», se sont contentés de dire les éclaireurs du régime Ouattara.
Quelques jours seulement après le rapport d’Amnesty international, soutenus d’ailleurs par la Fidh, la division des droits de l’Homme de l’Onuci, l’Ambassade des Usa et, dans sous une forme voilée, la Cvdr. C’est face à une telle réalité indéniable que le pouvoir d’Abidjan essaie d’apporter la contradiction. Les exactions, les tortures et des sévices sexuels sont le lot quotidien des partisans du président Laurent Gbagbo. Depuis la chute du régime Gbagbo, le 11 avril 2011, la terreur n’a de cesse de s’abattre sur ses partisans et les personnes supposées comme telles. Des arrestations, des enlèvements et des emprisonnements sont légion dans le camp Gbagbo. Des centaines de personnes croupissent dans les goulags et des camps de concentrations du régime Ouattara où elles subissent des traitements inhumains. Une souffrance face à la quelle ne peut rester muette l’organisation Amnesty International. En la dénonçant, elle aussitôt crée une panique au sein du pouvoir.
Ouattara, visiblement sonné par ce rapport et les commentaires qui fusent de partout, ne sait plus où donner de la tête. Car, en dixhuit(18) mois de pouvoir avec autant de voyages hors du pays, Alassane Ouattara n’avait enregistré des interpellations pareilles. Comme le dirait l’autre il est impossible de cacher le soleil avec la main. En moins de deux ans au pouvoir, le régime Ouattara apparaît au monde sous sa vraie nature. Une dictature qui a remplacé la démocratie et l’Etat de droit instauré par Gbagbo La situation des droits humains en Côte d’Ivoire sous Ouattara est préoccupante.
Soro Kigbafory Guillaume n’a pas hésité à enfoncer son parrain dont il lorgne vraisemblablement le fauteuil. «En Côte d’Ivoire, il y a encore des efforts à faire au niveau des droits de l’Homme», avait-il avoué, depuis ses lieux de villégiatures. Une sortie qui consacre l’isolement de Ouattara sur la scène politique. Coupé des soutiens dont il se targuait contre Gbagbo, Alassane Ouattara se retrouve aujourd’hui seul contre tous, Les montages grotesques de son régime ont fini par le rattraper au moment où son pouvoir prend de l’eau de toutes parts. Avec notamment la découverte de dix fosses communes dans l’ouest (Duékoué) du pays.
Toussaint N’Gotta in Le Temps
Sat, 10 Nov 2012 11:50:00 +0100
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.