« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Depuis son exil / Gossio Marcel : «Discutons avec Ouattara» / «Ce qui est fait, est fait» / «Le pays doit se réconcilier»

L’ancien Directeur général du Port Autonome d’Abidjan, Marcel Gossio, réitère sa volonté d’aller à la paix dans des confidences faites à un de ses proches. La semaine dernière, se confiant à l’un de ses proches, M. Gossio a fait savoir qu’il s’inscrivait totalement dans la dynamique de réconciliation nationale. «Il faut discuter, il faut aller à la paix, le pays en a besoin pour avancer. La Côte d’Ivoire ne va pas rester éternellement dans cette spirale de violence», a dit l’ancien patron du Port d’Abidjan. Pour ce natif de l’Ouest de la Côte d’Ivoire-il est originaire de Bloléquin-, la guerre a fait trop de mal à la Côte d’Ivoire. «Moi j’ai perdu une tante, trois oncles et bien d’autres parents, amis et connaissances dans la guerre. Mais il est temps de mettre un terme à tout ça. Assayons-nous et discutons, a dit le président Laurent Gbagbo. Les Ivoiriens doivent se parler pour aller à la paix», a estimé Marcel Gossio. Ce fidèle, parmi les fidèles de Laurent Gbagbo, a dit n’avoir aucune rancune contre qui que ce soit en Côte d’Ivoire, bien qu’étant en exil. «Ce qui est arrivé est arrivé, ce qui est fait est fait. Pour moi, c’est le pays d’abord avant les partis politiques. Après tout ce que le pays a vécu depuis des années, cherchons maintenant à nous parler pour aller à la paix. Il ne faut pas d’orgueil pour faire la paix. Moi j’ai décidé de transcender tout ça pour mettre en avant l’intérêt de mon pays», a-t-il insisté. De là où il se trouve, Gossio a lancé un appel à tous les Ivoiriens, leur demandant d’aller, sans rancœur et sans calcul politicien, à la réconciliation nationale. «Le président Ouattara a dit qu’il veut la paix pour le pays. Allons donc à la table de discussion pour parler avec lui. Le président Gbagbo est sans rancune. Il aurait été présent en Côte d’Ivoire qu’il aurait demandé aux Ivoiriens de se pardonner. Nous devons taire nos rancœurs pour pouvoir faire la paix. Dans cette guerre, les gens ont perdu parents et biens matériels. Mais soyons sans rancune, parce qu’il faut aller à la paix», a poursuivi l’ancien patron du PAA. Parce qu’il refuse d’être un va-t-en-guerre, Gossio entend œuvrer à tous les niveaux, pour que la paix soit effective en Côte d’Ivoire. Rappelons que L’ancien Directeur général du Port d’Abidjan était l’un des hommes clefs du système Gbagbo à avoir concocté et appuyé l’Accord politique de Ouagadougou (APO), signé en 2007, entre l’ex-rébellion de Guillaume Soro et le régime des refondateurs. A la tête du Port d’Abidjan durant les dix ans de pouvoir du président Gbagbo, Gosssio a favorisé l’intégration ouest-africaine en ouvrant le port d’Abidjan à la sous-région et à l’Afrique. Après la chute de Laurent Gbagbo en avril 2011, l’homme s’est vu contraint de quitter la Côte d’Ivoire. Accusé, en mai 2011, par des journaux de la place, de faire partie de ceux qui veulent faire un coup d’Etat contre le régime en place, l’ancien DG du PAA était sorti de son silence pour mettre les points sur les ‘’I’’: «Moi je n`ai pas l`âme d`un faiseur de coup d`Etat. Je ne suis pas en train de préparer un coup d`Etat là où je me trouve. Que les gens arrêtent de raconter des histoires et de propager des informations dont ils ne détiennent aucune preuve», avait démenti Gossio. Des propos qu’il avait tenus, le vendredi 20 mai 2011 et relayés par le quotidien L’inter. 10 (dix) mois après cette déclaration, Marcel Gossio reste scotché à sa volonté d’aller à la paix et à la réconciliation avec les nouveaux dirigeants. Appel qu’il a réitéré le week-end dernier, dans un entretien avec l’un de ses proches.

Touré M. Adams in Trait d’Union

Tue, 13 Mar 2012 15:25:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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