« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Des manœuvres militaires virent au drame : Trois éléments des Frci meurent par noyade

Leurs corps ont pu être repêchés aux environs de 11 h. Ce drame survient en pleines manœuvres militaires au bord de cette rivière que l’ont dit « sacrée » et qui, du reste, est adorée par les populations autochtones de Gagnoa. La rivière Guerrhy traverse la ville de Gagnoa. Selon les informations recueillies sur place, depuis quelque temps, les éléments des Frci s’adonnent régulièrement à des manœuvres militaires dans la cité.

Ainsi, ce matin-là, l’exercice portait sur la traversée de l’eau. Et c’est la rivière Guerrhy qui a été choisie par les hommes en treillis. Ils ont alors décidé de passer sur un arbre que le vent a fait tomber pour rallier les deux rives. Les premiers réussissent sans aucune difficulté cette évaluation. Mais, ce ne sera pas le cas pour la deuxième vague qui va vivre un drame. En effet, un des militaires qui exécutait sa manœuvre sans difficulté apparente, glisse littéralement et tombe brutalement dans l’eau. Deux des militaires qui ont vu leur collègue en danger, descendent eux-aussi précipitamment dans l’eau afin de lui porter assistance.

Malheureusement, non seulement ils n’y parviendront pas, mais ne sachant pas nager correctement, les trois militaires sont engloutis par la rivière. C’est ainsi que leur chef, sans plus tarder, va donner l’alerte. Informés, la police, la gendarmerie, les éléments des Frci, les gardes pénitentiaires et les soldats de l’Onuci, dans un esprit de solidarité de corps, se rendent sur le lieu du drame.

Les chefs militaires font alors appel à M. Blé Alphonse, chef de terre de Garahio qui est venu offrir, en guise de sacrifice, un poulet aux « génies » de l’eau, avant que les pêcheurs maliens (les bozos) ne repêchent les corps des trois soldats. Ces trois victimes, conformément à la tradition Bété, ont été enterrées le même jour au bord de la rivière. Notons que ce genre de situation est récurrente à Gagnoa, surtout avec cette rivière.

GUY NEZO, correspondant régional
In Soir info

Thu, 04 Apr 2013 02:44:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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