99 jours de détention dans des conditions inhumaines à la Direction de la Surveillance du Territoire (Dst) vont-ils avoir raison de Dr. Saraka, de son vrai nom Dr. Patrice Konan ? En tout cas, les nouvelles concernant la santé de ce militant du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep), membre de l’équipe médicale de Charles Blé Goudé, ne sont pas du tout bonnes. «Il va très mal», a annoncé, hier, une source anonyme. Selon notre informateur, les conditions de détention de Dr. Saraka sont telles qu’il «meurt à petit feu à la Dst». Depuis longtemps, «il n’allait pas bien. Mais, ces derniers temps, son état de santé empire et s’est considérablement détérioré».
Les maux qui le rongent du fait de sa détention sont multiples. Et, selon nos sources, il se plaint de «sa tension qui n’est plus stable», mais il est aussi en train de perdre la vue. Parce que gardé en isolement dans un endroit où il est privé de lumière, même celle du jour. Face à cette situation gravissime, Dr. Saraka a été conduit, le 16 juillet dernier, à l’hôpital de la police du Plateau près du camp Galliéni. Mais sa santé reste inquiétante au grand désarroi et désespoir de ses proches. Demain mercredi, Dr. Saraka boucle 100 jours de détention et certainement aussi de torture. Car il a été arrêté le lundi 15 avril dernier, aux environs de 20h, à son domicile, dans la commune de Cocody, à Abidjan. Comme tous les ravisseurs qui pullulent sous le régime d’Alassane Dramane Ouattara, ceux qui ont enlevé Dr. Saraka étaient fortement armés. S’agit-il des policiers officiels ou des supplétifs qui sont chargés de ces arrestations arbitraires ? Toujours est-il que si rien n’est fait, le médecin particulier de Blé Goudé risque de passer de la situation de torturé à trépas. L’Ordre des médecins et les organismes humanitaires doivent donc se saisir de ce dossier.
Sinon, ce sera «non-assistance à personne en danger».
Armand Bohui
In Notre Voie