M. Ouattara a affirmé que la Côte d’ivoire a renoué avec la démocratie depuis son installation au pouvoir dans les conditions que l’on sait. Il s’adressait aux congressistes de l’internationale libérale qui tenait son 58ème congrès à Abidjan, le week-end écoulé. Le chef de l’Etat ivoirien a ajouté que «la démocratie, c’est le pluralisme. Mais c’est aussi l’alternance et la liberté d’expression, le refus de la discrimination et le respect des droits de l’Homme». Quand on sait ce que signifie Démocratie, on ne peut que constater l’énormité des contrevérités émanant d’Alassane Ouattara lors de son discours à l’ouverture du congrès des libéraux. La Côte d’Ivoire est-elle effectivement devenue un Etat de droit sous Ouattara ? C’est archifaux. Car ni le pluralisme politique, la liberté d’expression, l’égalité des citoyens, ni les droits de l’Homme ne sont respectés en Côte d’Ivoire depuis qu’Alassane Ouattara est parvenu au pouvoir après le renversement du Président Gbagbo par la coalition France-Onu-rébellion armée. En effet, Ouattara a fait incarcérer tous les premiers responsables du Fpi, le principal parti d’opposition. Les meetings ou rassemblements politiques du Fpi sont soit interdits, soit réprimés dans le sang par les milices armés du pouvoir. Les sièges des partis politiques d’opposition sont régulièrement attaqués ou occupés par les milices armées pro-Ouattara. En ce qui concerne la liberté d’expression, c’est la croix et la bannière pour la presse. Les journaux de l’opposition sont maintes fois suspendus, les journalistes emprisonnés comme ceux du quotidien Notre Voie, en novembre 2011. Dernier exemple en date, le quotidien Notre Voie a été interdit d’accès, par les services de communication de M. Ouattara, à l’ouverture du 58ème congrès de l’internationale libérale. Parce que le Rdr, le parti d’Alassane Ouattara, ne veut pas entendre un autre son de cloche. Les entraves à la liberté de la presse sont légion sous Ouattara. S’agissant de la discrimination, elle apparaît comme un point essentiel de la gouvernance Ouattara. Parce qu’en Côte d’Ivoire, depuis avril 2011, c’est le règne du « rattrapage ethnique ». Un mode de gestion exécrable et ségrégationniste trouvé par Ouattara pour justifier la part belle faite qu’il fait aux ressortissants de la même région (le nord) que lui dans l’administration publique, l’armée, la diplomatie etc. Alassane Ouattara a même revendiqué publiquement cette sorte d’Apartheid dans une interview accordée, il y a quelques mois, à la presse française. Enfin, l’actuel chef de l’Etat ivoirien parle de respect des droits l’Homme. Faut-il rappeler qu’au moment même où se tient le 58ème congrès de l’internationale libérale, cela fait déjà plus d’une année que de nombreux prisonniers politiques croupissent dans les geôles du régime Ouattara. Les exactions, enlèvements, cambriolages, viols, exécutions extrajudiciaires etc. sont perpétrés en toute impunité par les Frci, les dozos et autres milices armées du pouvoir à travers le pays. De nombreux camps de torture essaiment le pays. La Direction de la surveillance du territoire (Dst) est devenue sous Ouattara, une police politique à l’image de la Gestapo de triste mémoire. C’est également le règne de la Justice des vainqueurs… De quel respect des droits de l’homme, parle Alassane Ouattara, dans ces conditions ? En vérité, la Côte d’Ivoire a cessé d’être un Etat de droit depuis l’avènement de M. Ouattara au pouvoir. Les populations Ivoiriennes et les habitants de ce pays vivent tous sous une dictature parrainée par l’Onu, la France, les Etats-Unis etc.
Boga Sivori in NOTRE VOIE
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