Or à « Mossikro », on finit toujours par se convaincre que la paix est l’ennemie de l’imposture. Parce que nul ne prospère à « Mossikro », s’il n’est imposteur.
Mais l’imposture qui s’accompagne d’une apologie triomphante, est une imposture qui célèbre toujours le cynisme.
On pille avec armes en mains trois agences de la BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest). On finance une guerre de déconstruction de dix ans avec l’argent du pillage blanchi à Dakar et à Ouagadougou, sans oublier la modeste contribution de Lomé et Bamako. Mais on est celui-là qui lance des poursuites judiciaires contre le pouvoir légal et légitime, parce qu’il a utilisé l’argent des autres agences de cette banque [centrale nuisible], pour financer le fonctionnement de l’Etat, payer les salaires des agents publics et rembourser les dettes nées des détournements de deniers publics perpétrés des années 70 à 1999.
On lance une rébellion de pillards locaux et étrangers encadrés par la France, et après, on justifie l’injustifiable en arguant qu’ils ont mené une guerre d’instauration de la démocratie et que le pouvoir légitime et légal attaqué a eu tort de défendre l’intégrité du territoire. Là, je suis d’accord avec eux. La démocratie est l’opium du capitalisme fascisant avec lequel se droguent les intellectuels noirs et arabes. La démocratie, c’est la dictature du capitalisme déshumanisant contre les sociétés vaincues et incapables de relever les défis de la révolution sociale et humaine. Donc on est d’accord sur ce point.
On refuse le recomptage des voix d’une élection tronquée. On appelle au meurtre et à la guerre. On fait effectivement la guerre à un homme qui ne se met pas en posture de guerre car il ne se cache pas ; il ne demande pas à ses soldats de se battre ; il ne met pas à l’abri sa famille, attendant que les bombes de la France et de l’ONU le tuent ou qu’on vienne l’arrêter et après, on l’arrête puis on l’accuse d’avoir fait la guerre et d’être responsable de la mort des gens qu’ils ont tués eux-mêmes.
Et comme celui qu’on accuse n’a rien fait, ils déclarent qu’ils n’ont pas de preuve contre lui mais qu’ils vont tout de même le garder en prison et falsifier contre lui des faits et des images de tueries dont ils se sont eux-mêmes rendus coupables. Le monde entier le sait. Mais comme il s’agit de cet homme-là, arrivé comme un indésirable dans une arène de Chefs d’Etats pédés au service de Satan, tout le monde fait comme si l’anomalie révoltante était la norme apaisante.
Oui. On tue les Guérés parce que leurs Experts disent qu’ils sont confondus avec les Guerriers de la Force LIMA composée de Guérés libériens de l’ethnie Krahan. Personne ne s’en plaint. Parce qu’un supposé Guerrier Krahan en moins, est toujours un confort de plus qu’on ajoute à la besace du désespoir pour les uns et du bonheur bestial pour les autres, eux, les élus lucifériens du moment.
Et au final, avec nos pressions, nos lamentations, nos cris de révolte, la gêne devient trop grande dans le camp de ces truands qui veulent s’offrir une image correcte face au pauvre innocent qui refuse même de venir aux audiences théâtralement mises ne scène pour se défendre face à des juges iniques et sourds au service de l’injustice, et puis, comme ils n’ont pas d’autres choix que de le relâcher, de lui restituer sa liberté confisquée, eh bien, ils veulent servir des images d’horreurs sorties de leur propre base de données d’exploits criminels pour émouvoir leur opinion stupide afin qu’il demeure quelques semaines ou mois encore en détention arbitraire.
Pendant ce temps, on enjoint à Affi N’Gussan, au FPI, à la Résistance Patriotique et Révolutionnaire de garder le profil bas, d’avoir des discours conciliants, d’appeler à une réconciliation sans le Président des Ivoiriens, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO. Parce que nous autres avons le devoir de nous comporter bien, d’afficher une image de gens bien, même quand ils sont en train de massacrer les nôtres et de détruire notre pays, nous devons être des gens de bien avec eux parce qu’ils ont le droit de faire mal, de nous faire mal en toute impunité.
J’appelle toute la Résistance Patriotique et Révolutionnaire à inonder les réseaux sociaux, les sites Web de la Résistance, les journaux de la presse commerciale proche de la Résistance, de photos et de vidéos de barbaries contre les Gendarmes égorgés à Bouaké, contre des centaines de milliers de civils de l’ethnie Guéré égorgés ou décapités à Duékoué, Guitrozon, Petit-Duekué, Yopougon, etc. etc. Oui, il faut lancer plusieurs Web documentaires et rappeler à nos souvenirs si présents, l’odieuse face de Dramane Ouattara, ce cynique imposteur qui paiera avec ses complices, le prix du sang innocent versé. C’est un devoir de réplique.
Mieux, ce sera notre légitime contribution à la manifestation de la vérité qui réconcilie, qui charge le cœur du Guerrier, qui éduque autrement nos enfants, qui ramènera la paix éternelle dans les foyers des tueurs. La Côte d’Ivoire en a besoin. Le cynisme étant roi et la mort, reine, laissons-nous aller à ce jeu si chargé d’incertitudes qu’ils nous imposent.
Apportons notre pierre à la construction de l’édifice. C’est pourquoi un message important suivra la présente Chronique. Et ils assumeront.
À Très Bientôt.
Hassane Magued
La Révolution Permanente
Thu, 14 Nov 2013 21:25:00 +0100
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