«Les élections vraisemblablement vont se dérouler (…) Nous appelons sans cesse à la retenue, pas de violence. Ce n’est pas dans la violence d’où qu’elle vienne qu’on va trouver la solution» a-t-il ajouté, plaidant pour la liberté de manifester conforme à "la tradition démocratique" du Sénégal.
"La liberté de manifestation est une liberté fondamentale en démocratie, mais sans violence", a souligné M. Juppé.
Abdoulaye Wade persuadé d’avoir une majorité écrasante
«Ce n’est pas aux Européens de décider», affirme encore le président sénégalais Abdoulaye Wade dans un entretien au JDD. «Mais je sais que les Français et les Américains cherchent à m’embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l’ancien président Leopold Sedar) Senghor : +Je ne suis pas le nègre de service+».
Quant au président français Nicolas Sarkozy, il «n’est pas mon adversaire, enfin, je crois. Je pense qu’il ne partage pas le point de vue de M. Juppé», estime le président..
Dans cet entretien, Abdoulaye Wade se dit à nouveau persuadé d’avoir une "majorité écrasante" dès le premier tour dimanche de la présidentielle. Interrogé sur des risques de débordements de la part de l’opposition qui s’oppose à sa candidature pour un troisième mandat, il affirme que «l’opposition est incapable d’organiser de telles choses. Une révolte des Sénégalais contre moi n’est pas pensable».
Les manifestants qui réclament son départ «sont manipulés par des politiciens machiavéliques qui n’oseront jamais mettre leurs propres enfants dans la rue», assure-t-il, tout en se disant "meurtri" par les six morts survenues lors de manifestations.
L’opposition sénéglaise a proposé samedi, l’organisation d’un nouveau scrutin sans lui «dans un délai de six à neuf mois», et la mission d’observation de l’Union africaine a appelé à une limitation à deux ans de son éventuel troisième mandat afin d’"échapper au chaos".
«Il n’y aura pas d’état d’urgence, sauf si des mercenaires sortent dans la rue pour tirer sur les gens. À ce moment-là, je déclarerai l’état de siège. Mais cela n’arrivera pas», affirme le président sénégalais, âgé de 85 ans.
La campagne jusqu’à l’élection présidentielle au Sénégal a été marquée par de violentes protestations à la suite de la décision de la plus haute instance judicaire du pays de valider la candidature d’Abdoulaye Wade, 85 ans. Celui-ci a déjà exercé deux mandats présidentiels mais ses partisans affirment que les changements constitutionnels de 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
LeParisien.fr
Sun, 26 Feb 2012 12:01:00 +0100
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