Les lampions se sont donc éteints sur les conventions républicaines et démocrates. Comme dans une course de fond les deux candidats abordent désormais la ligne droite qui mène vers l’élection du mardi 6 novembre 2012.
Au sortir du virage des conventions, on constate un net avantage pour le président Obama. Les retombées des deux grandes messes politiques semblent profiter au président sortant d’après les premiers sondages post-conventions. Ceux-ci montrent que le président Obama creuse l’écart qui est désormais de 5 a`6 points alors que les 2 candidats étaient a`parfaite égalité trois semaines plus tôt. Le candidat républicain dont la défaite ne fait plus de doute même dans l’esprit de nombreux conservateurs paye le prix d’abord d’une convention nationale pale comparée a`celle des démocrates. Des indiscrétions venant du camp Romney reconnaissent que le candidat républicain n’a pas eu les retombees d’après conventions espérées. Et plus alarmant, ses conseillers concèdent que les sondages états par états sont favorables au président Obama et plus particulièrement décevants pour eux dans un état crucial ( swing state ) comme l’Ohio ou` l’avance du candidat démocrate s’est même accrue. Il est important de souligner comme le rappellent les historiens des élections américaines, qu’aucun candidat républicain n’a gagne la présidentielle sans remporter l’état de Ohio. Le candidat Romney est également devance dans le Michigan ou` il est ne et dont son père fut Gouverneur de 1963 a`1969. Et comme le Massachusetts dont Mitt Romney a été lui même Gouverneur est le fief des Kennedy donc des démocrates est hors de portée, ses plus proches conseillers comptent désormais sur le 1er débat présidentiel du 3 octobre dans le Colorado pour inverser une tendance bien déclinante.
Mitt Romney souffre également dans l’opinion de sa nature cachotière. Le candidat républicain refuse toujours de rendre publique sa déclaration d’impôts au-delà` des 2 dernières années. Et pourtant c’est son père Georges Romney ancien Gouverneur du Michigan et ancien ministre de la construction et de l’urbanisme de 1969 a`1973 sous Nixon qui lorsqu’il fut candidat a`l’investiture republicaine pour la présidentielle de 1968 et dans un souci de transparence avait été parmi les hommes politiques a`dévoiler ses fiches d’impôts sur une période de 10 ans. Ce que les américains savent donc de Mitt Romney sur ce plan c’est qu’il est un multimillionnaire sans emploi qui il y a 2 ans a déclaré des revenus de 20 millions de dollars annuels. Comme la fiscalité au pays de l’oncle Tom étrangement ne prélève que 13% sur les revenus de ceux qui vivent de leurs placements financiers contre un minimum de 16% pour ceux qui sont employés et qui gagnent moins de $50,000. Mitt Romney fait partie donc de ceux que Obama appelle les millionnaires qui payent moins d’impôts que leurs secrétaires. Une attaque frontale répétée a`longueur de journée dans les spots publicitaires qui fait très mal au candidat républicain. Cette attaque dévastatrice a pour conséquence de peindre Mitt Romney comme un riche loin des réalités de la majorité du peuple.
L’opinion est aussi septique a`l’égard de Mitt Romney dont elle lamente l’absence de détails dans les propositions qu’il fait. Et les " where are the specifics?" reviennent souvent lorsqu’il avance une reforme de la fiscalité ou de l’assurance maladie.
Favori des femmes ( la couche sociale la plus nombreuse ) 53% contre 20% a` Mitt Romney, favori des jeunes ( étudiants ou en quête d’un premier emploi ), favori des syndicats et des classes moyennes qui voient en lui un allie dans la lutte contre les inégalités, favori des minorités noires et hispaniques, des homosexuels qui lui savent gré de leur meilleure intégration, vu comme un leader fort et soucieux de la protection du pays avec la mise au silence de Bin Laden, le président Obama malgré un premier mandat moyen s’achemine vers un renouvellement de son bail a`la maison blanche.
Marcellin Guidy
Cadre Marketing, Publicite et Communication
USA