« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

En Côte d’Ivoire, l’accueil de Blaise Compaoré fait débat

Blaise Compaoré a démissionné vendredi le 31 octobre après une journée d’émeutes. Depuis, il se trouve dans l’une des résidences les plus prestigieuses de Côte d’Ivoire, à Yamoussoukro, la capitale administrative ivoirienne. Pour Joël Nguessan, porte-parole du Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire (RDR), le parti au pouvoir, l’ex-président est « chez lui » car il est ivoirien de droit dans la mesure où il a épousé une Ivoirienne.

« Notre loi est claire. Tous les ressortissants d’un autre pays qui épousent une Ivoirienne deviennent, de facto, Ivoiriens. Monsieur Compaoré a épousé une Ivoirienne, donc il est Ivoirien et par conséquent, il était tout à fait logique que Blaise Compaoré, de par cette loi, se retrouve en Côte d’Ivoire pour pouvoir se reposer de tous les remous sociaux qu’il y eu dans son pays », a précisé Joël Nguessan.

Le porte-parole du RDR en a profité pour saluer la décision de l’ex-président burkinabè de quitter le pouvoir. « Monsieur Blaise Compaoré, en homme sage, a décidé de s’en aller et nous saluons – au nom du RDR – cette décision, car en décidant de démissionner, il a évité à son pays le chaos. Lui-même l’a dit, il a fait le sacrifice de sa personne pour permettre à son peuple de vivre dans la quiétude et la sérénité », a déclaré Joël Nguessan. Un sacrifice que, selon le porte-parole du RDR, Laurent Gbagbo aurait dû faire en son temps : « A la suite de nos élections en Côte d’Ivoire, le président Gbagbo a perdu. Il a refusé de céder le pouvoir. Le résultat, on le connait : ce sont 3 000 morts ».

« Il ne peut pas bénéficier d’un asile doré »

Pour le FPI, Blaise Compaoré ne doit pas bénéficier d’un « asile doré ». Jointe par RFI, Agnès Monnet, porte-parole du parti de l’ancien chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, estime qu’il faut qu’il soit remis à la justice pour rendre des comptes. « Le FPI s’oppose à la présence de monsieur Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire. Nous disons qu’il a joué un rôle extrêmement négatif dans la crise que nous avons connue. Tout le monde le sait. Son pays était vraiment le pays qui a financé la rébellion et qui a encadré la rébellion », a-t-elle déclaré.

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Tue, 04 Nov 2014 09:28:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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