Le professeur Koulibaly Mamadou, à la tête de Liberté et démocratie pour la République (Lider) a procédé en l’espace d’un week-end, à l’investiture de 83 cellules à Koumassi-Campement. D’abord, le vendredi 7 Octobre, il a investi 58 cellules ; ensuite, le dimanche 9 Octobre, il en a investi 25 autres. Vendredi, après qu’il a achevé l’installation des premières cellules et donné les conseils d’usage aux présidents, Koulibaly Mamadou est revenu sur des questions d’actualité. Sur son discours concernant la France, le professeur Koulibaly s’est voulu d’une grande clarté : « Je persiste et je signe que la France ne nous a pas envoyé la guerre. Mais elle nous a fait la guerre. Ce sont nos turpitudes qui nous ont envoyé la guerre. S’il n y avait pas eu l’Ivoirité, nous n’aurions pas eu la rébellion soutenue par la France. Si nous avions procédé au désarmement avant d’aller aux élections, nous n’aurions pas eu la guerre que la France nous a faite. Alors retenons une fois pour toute que la France nous a fait la guerre mais elle ne nous l’a pas envoyée ». Au sujet de son ingratitude supposée vis-à-vis de son ancienne formation politique, Koulibaly Mamadou a tenu ces propos : « Si dire que Bédié, Ouattara et Gbagbo ont tous instrumentalisé la religion et l’ethnie comme moyen pour garantir un électorat, c’est être ingrat vis-àvis du Fpi qui m’aurait tout donné, alors c’est clair qu’ils n’ont rien compris. Dans ce pays l’Ivoirité a été créée pour des objectifs électoraux. Tout le monde le sait. Dans ce pays, il y a un candidat aux élections présidentielles qui a dit que c’est parce qu’il est musulman qu’il est chaque fois écarté à la course au pouvoir. Tout le monde a suivi ce débat en Côte d’Ivoire. Dans ce pays, il est de notoriété publique que tous les ans, on envoyait des musulmans à la Mecque, avec l’argent public, pour espérer avoir en retour des électeurs. Si je dénonce cette instrumentalisation de la religion et de l’ethnie et pour cela on me traite d’ingrat alors j’en suis fier ». Enfin, relativement à l’ouverture avortée de la 2e session du Parlement, l’orateur a indiqué qu’il n’avait pas empêché les élus Fpi « de se réunir » : « On ne fait pas une ouverture de session avec 15 députés issus tous d’un même groupe parlementaire et de surcroît sans respecter la procédure en vigueur. Il faut que les Ivoiriens, notamment les députés, comprennent que les erreurs qui nous ont conduits à la guerre ne doivent plus se répéter ».
onas BAIKEH in Soir Info