Dans la foulée, un des soldat lance triomphaliste : «C’est nous qui avons chassé les assaillants. Ils sont venus nous surprendre, mais nous avons répliqué vigoureusement, et ils sont repartis d’où ils sont venus. Visiblement les éléments du colonel Koné Mambi, commandant de la 2ème région militaire de Daloa, montrent une farouche détermination à contrarier toutes tentatives de récupération d’une partie du sol ivoirien.
Silence de cimetière à Pekan Huambly
Ce village frontalier présente un visage de cimetière. Aucune vie. Point d’habitant, encore moins un poulet. Sur notre interrogation sur l’absence des populations, un soldat nous indique que 3 jours avant même l’attaque de leur position, le village s’était vidé de ses habitants comme s’ils savaient tous que quelque chose allait se passer. Un autre soldat d’ajouter que leurs enfants qui sont au Libéria, sont venus les chercher ‘’parce qu’ils savaient qu’ils allaient nous attaquer’’. Ces soldats vont profiter de notre présence pour nous compter le passage de leur commandant après l’attaque.
Le colonel Koné Mambi, commandant de la 2ème région militaire de Daloa, s’est rendu sur les lieux pour saluer et encourager ses éléments pour la prompte réaction qu’ils ont eue face à l’ennemi. Il les à surtout félicités pour avoir repoussé les assaillants en un temps record. A Toulepleu où nous l’approchons, il nous donnera son sentiment sur cette attaque en rassurant les populations déplacées, qu’il invite à revenir vaquer à leurs occupations. Parce que la sécurité a été rétablie. «Je voudrais dire avec beaucoup de certitude aujourd’hui que l’intégrité du territoire à été retrouvée, la paix est revenue, les gens peuvent vaquer librement à leurs occupations parce que nous tenons ferment toutes les positions ».
L’officier militaire a expliqué les raisons du déplacement massif des populations de Toulepleu. «Les coups de feu des militaires venus pour reconquérir la position perdue ont entrainé une psychose chez les habitants déjà traumatisés par les coups de feu. Cette population n’a pas oublié les exactions qui ont eu lieu ici il y a quelques mois. C’est à juste titre que ces populations se sont enfuies pour se mettre à l’abri. Mais je rassure, au moment où je vous parle, que ce soit à Pékan Huambly ou à Bakoubly à Toulepleu, la paix est revenue. Les militaires et les gendarmes sont déployés partout. Donc, les populations peuvent vaguer à leurs occupations. Le préfet à déjà lancé des appels. Nous, nous venons en relais pour rassurer la population qu’elle peut faire confiance à son armée et à sa gendarmerie.
Retour progressif des populations
A Toulepleu ville tout comme dans les villages, les populations qui ont fui pour se refugier dans les broussailles comme à Bloléquin, ont commencé à regagner leurs domiciles respectifs. Parmi celles-ci, le jeune Gueya Aristide, a indiqué que la présence remarquable des FRCI dans la zone les rassure. C’est pourquoi ils ont décidé de retourner dans leurs différents villages afin de reprendre leurs activités. Poursuivant, il à souligné que ce sont les FRCI qui ont demandé qu’ils retournent parce qu’ils ont le contrôle de la situation.
A Toulepleu ville, les fonctionnaires, les responsables d’ONG et la population qui avaient fui, ont commencé à regagner leur basse. Certains commerces, fermés à cause des événements, ont rouvert. La vie reprend timidement. Sous les regards vigilants d’un dispositif impressionnant de sécurité dressé par les autorités militaires des lieux. «Aucun iota du sol ivoirien ne doit être occupé par des assaillants ». Ce bout de phrase lâché par un soldat à la frontière de la Côte d’Ivoire avec le Liberia, témoigne de la détermination affichée des hommes du Gal de Corps d’Armée Soumaïla Bakayoko à ne laisser l’ennemi contrôler aucune partie du sol ivoirien. C’est pourquoi ils veillent au grain avec un important dispositif dressé pour contrarier toutes tentatives de déstabilisation et/ou d’occupation sur leur territoire.
Au passage, nous avons pu effectuer le bilan de la récente attaque, qui a causé un mort et deux blessés enregistrés, dont l’un jugé grave, évacué à Daloa, selon une source proche des FRCI. Du côté des assaillants, l’on notera également un tué dont le corps a été découvert plus tard après les combats.
K.K.Théodore Envoyé spécial à Toulepleu in L’inter
Thu, 16 Aug 2012 02:32:00 +0200
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