« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Exclusif ! Ouattara renie officiellement son père en pleine fête des pères !

« Fils indigne et ingrat en compagnie de gens indignes et immoraux », ainsi doivent pleurer, dans leurs tombes perdues dans les brousses du Banfora, les mère et père de Dramane.

L’information relative au reniement de sa mère a fait l’objet de toutes les controverses qui ont plongé la Côte d’Ivoire dans la chienlit depuis au moins 20 ans. A l’époque, l’aventurier Dramane ne voulait rien savoir de sa mère. Il préférait dame Nabintou Cissé, une Sénoufo ivoirienne née à Kong, à sa propre mère qui aura tout sacrifié pour lui donner la vie.

Nous autres, avions alors pensé que ce comportement relevait de l’imposture simple pour un homme qui voulait s’inventer des origines consanguines ivoiriennes. Mais aujourd’hui, nous prenons du recul pour reconsidérer notre approche simpliste du comportement inexplicable de Dramane.

En effet, dans un communiqué du CNP (Conseil National de la Presse) daté du 15 juin 2012, le tout nouveau boy à tout faire, Raphaël Lakpé, sur instruction de son imposteur de maître, menace officiellement tout être humain sur terre, qui désignerait Dramane Ouattara, en adjoignant ou non, son prénom non officiel, à savoir Dramane, à son nom soi-disant officiel, Ouattara.

Lorsque j’ai lu ce communiqué, mes cheveux se sont dressés sur la tête. Mais qui est ce fils indigne qui renie à la fois mère et père, qui renie son origine ethnique et sa tribu, pour se fabriquer une autre identité, une autre origine, une autre famille, un autre pays ?

Quelle honte ou quelle méchanceté y a-t-il à être désigné par son prénom ? Le Président GBAGBO Laurent a pour patronyme Koudou. Mais tout le monde entier le désigne par GBAGBO, son prénom. Alors d’où vient-il que Monsieur Ouattara Dramane se sente blessé, offensé, humilié, par le simple fait qu’un journaliste ou un citoyen ordinaire évoque son prénom Dramane ?

Soyons sérieux !

Le problème de Dramane est ailleurs. Il a le complexe du prénom. Parce que ce prénom ne lui permet pas de créer la confusion sur son origine Mossi. A la vérité, Dramane (ou Dèrmane) a le complexe du Mossi. Il en souffre. Il maudit ciel et terre d’être né Mossi et de porter un prénom Mossi.

Mais est-ce la faute de quelqu’un ?

Si être Mossi d’origine est humiliant et rabaissant pour Ouattara, il n’a qu’à s’en prendre à Dieu. Car c’est Dieu qui choisit nos familles, nos origines ethniques, tribales, cultuelles, etc. Mais dans ce cas, qu’il arrête de menacer les pauvres journalistes qui ne font que le désigner par l’identité dont il s’est prévalu dès qu’il a mis les pieds en Côte d’Ivoire en 1990. D’ailleurs, n’est-ce pas grâce à ce prénom qu’il trouve rabaissant aujourd’hui, qu’il s’est créé le sobriquet ADO (Alassane Dramane Ouattara) ?

Allez-y donc dire à Dramane que pour faire plus simple, le code civil napoléonien, celui qui est en vigueur dans l’ex-Haute Volta et en Côte d’Ivoire, permet d’introduire une procédure devant le juge pour changer les prénoms ou patronymes à consonance ridicule.

Dans son cas très particulier, le juge pourrait être invité à statuer sur un prénom ou un nom que Dramane Ouattara considère comme injurieux ou rabaissant parce qu’il serait marqué du complexe de Mossi.

Mais dans ce cas, que Dramane Ouattara demande à ses affidés d’arrêter de l’appeler ADO (Alassane Dramane Ouattara). Quand bien même cela ne changera rien au Mossi authentique qu’il est et qui lui collera à la peau jusqu’à ce que mort s’en suive. Pauvre de lui !

A Très bientôt.

Hassane Magued

Wed, 20 Jun 2012 02:44:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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