« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Exécutée en Gambie : La vie mouvementée de Tabara Samb

Tabara Samb est âgée d’une cinquantaine d’années. Elle avait établi ses quartiers en Gambie après avoir divorcé d’avec son mari, un commissaire de Police, Farba Seck, qui a servi à Tambacounda et avec qui elle a eu trois garçons dont deux hommes de tenue : un militaire en service à la zone militaire n°4, Babacar Seck et un policier en service à Dakar, Lamine Seck. Selon L’Obs, c’est à Bakau en Gambie où elle s’était rendue qu’elle a rencontré celui qui finira par devenir son mari, Ibrahima Niang, un célèbre homme d’affaires rapatrié de la Suède. Ils se fréquentent un moment avant de se marier. Ils décident de s’installer alors en Gambie. Et commencent à avoir des problèmes. L’on soutient qu’Ibrahima Niang, qui a divorcé avec quatre femmes, était un accro au chanvre indien. Et à chaque fois qu’il usait de l’herbe, il avait tendance à bastonner son épouse. Le couple se bagarrait aujourd’hui et se réconciliait le lendemain. Car, malgré tout, Tabara Samb était éperdument amoureuse de son homme qui savait le lui rendre par moment. C’est ainsi que dans la nuit du 7 mars 2007, l’irréparable se produit : après une banale altercation, Ibrahima Niang sort de la maison et revient un peu tardivement la nuit pour annoncer à son épouse qu’il lui a trouvé une coépouse. Tabara Samb, hors d’elle, mijote son plan, attend que son mari dorme, chauffe de l’huile et le déverse sur Ibrahima Niang qui était au lit. Après dix jours d’hospitalisation, il décède le 17 mars 2007.

seneweb

Sénégal: manifestation à Dakar contre les exécutions en Gambie

Quelques dizaines de personnes, des Gambiens et des Sénégalais, ont manifesté jeudi devant l’ambassade gambienne à Dakar contre les exécutions en Gambie, en appelant à épargner la vie d’autres prisonniers dans le couloir de la mort, ont constaté des journalistes de l’AFP.

"Yahya Jammeh (président gambien, NDLR), assassin, paranoïaque, un danger pour la sous-région", "Halte aux exécution sommaires", pouvait-on notamment lire sur des pancartes brandies par les manifestants devant le siège de l’ambassade, dans le centre-ville. Une douzaine de policiers était déployés sur les lieux.

"Yahya, assassin! Jammeh, criminel!", "Boucher!", scandaient également les protestataires, moins d’une centaine, qui répondaient à l’appel de plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme basées à Dakar.

Le président gambien a déjà fait "exécuter certains" prisonniers (neuf, officiellement) qui étaient dans le couloir de la mort, "il menace d’en exécuter plus. (…) Nous sommes là pour lui demander de revenir en arrière" concernant les autres détenus, a déclaré à l’AFP Diène Ndiaye, de la section sénégalaise d’Amnesty International pour qui M. Jammeh "est devenu complètement fou".

"Il y a 38 personnes dans le couloir de la mort en Gambie. Si rien n’est fait, s’il n’y a pas une action forte de la communauté internationale, ces personnes vont être exécutées et jetées dans des fosses communes", a de son côté affirmé Alioune Tine, président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho).

"Il faut absolument en finir avec ce régime de terreur, avec ce dictateur aux mains tachées de sang. C’est ça, le sens de notre manifestation d’aujourd’hui", a-t-il ajouté.

Récemment, Yahya Jammeh avait déclaré que tous les prisonniers dans le couloir de la mort dans son pays seraient exécutés avant mi-septembre. Et le 27 août, son gouvernement a annoncé que neuf de ces détenus avaient été fusillés la veille par un peloton d’exécution, en assurant que toutes les peines prononcées par la justice gambienne seront appliquées "à la lettre, y compris les peines de mort".

Parmi les neuf exécutés, figurent deux Sénégalais. Le Sénégal a dénoncé l’exécution de citoyens sénégalais à l’insu des autorités de Dakar et appelé à épargner un troisième Sénégalais menacé d’être exécuté.

AFP

Fri, 31 Aug 2012 18:53:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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