« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Finances: Le concept de budget sécurisé survit à Bohoun Bouabré

Bohoun Bouabré, inspirateur du concept de budget sécurisé, disparu il y a aujourd’hui un an.
Le Fonds monétaire international (FMI), en saluant à travers son premier responsable, la Française Christine Lagarde, les efforts économiques du gouvernement Ouattara, marque exceptionnellement un point d’honneur au travail abattu par la Côte d’Ivoire ces dernières années.
En effet, après les réformes apportées au ministère de l’Économie et des Finances, à partir de 2001 avec notamment le concept de budget sécurisé mis en place par feu Bohoun Bouabré, alors ministre de tutelle sous le régime Gbagbo, la Côte d’Ivoire va voir son budget progresser chaque année du fait d’une gestion rigoureuse des ressources de l’Etat. Le projet de budget pour cette année-là est de 1289,1 milliards fcfa et prévoit un strict équilibre budgétaire.

Cette discipline budgétaire inclut désormais un assainissement dans les dépenses et recettes de l’Etat. Le budget passe progressivement de 1289,1 milliards à 2529,5 milliards en 2009 et à 3160 milliards en 2012. Le défi à relever reste pour la Côte d’Ivoire, le respect des principes de bonne gouvernance, la poursuite des réformes, le renforcement du contrôle et la lutte contre la corruption.
Une certaine orthodoxie budgétaire est de mise, dont les ressorts sont désormais évalués en chiffres dans tous les secteurs et régies financières de l’Etat avec très peu de dépenses non ordonnancées(Dénos). Ce qui fait de la Côte d’Ivoire l’un des meilleurs élèves des institutions de Bretton Woods, principalement du FMI. Depuis lors, la Côte d’Ivoire qui entre-temps a pleinement renoué avec la communauté internationale financière, sous le gouvernement Ouattara, a gardé sa philosophie de budget sécurisé en l’adaptant aux contingences nouvelles. Et malgré la crise post électorale qui avait lourdement affecté les ressorts économiques de l’Etat, la Côte d’Ivoire a tenu le cap, réussissant à maintenir le niveau de vie des travailleurs, à assurer le paiement des salaire des fonctionnaires malgré le poids du chômage ambiant et les difficultés sociales.

S.K in L’Inter

Fri, 11 Jan 2013 21:07:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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