Trois observations nous permettent facilement de battre en brèche la thèse de la guerre de positionnement et de succession entretenue à dessein :
1) Quand Affi était en prison, Miaka a voulu organiser un congrès. Nous avons tous dit niet au nom de la légalité mais aussi au nom de l’éthique du combat car il n’était pas moralement bon de remplacer quelqu’un qui est en prison. Ceux qui ne sont pas en phase aujourd’hui avec AFFI ( Akoun, Douati, Koua, Katina, Lazare Koffi Koffi, Secré Richard, Guirieoulou Emile…) se sont tous ligués à l’époque contre Miaka. Si c’était une guerre de succession, si c’était la personne du Président Affi qui était visée, les mêmes qui décrient aujourd’hui sa stratégie auraient soutenu Miaka dans ses manœuvres pour éjecter Affi et se positionner. De plus, la trop grande collaboration de Miaka avec le régime Ouattara au moment où nous pleurions fraichement nos morts a été tout aussi critiquée comme celle du Président Affi aujourd’hui.
2) Quand Affi est sorti de prison et qu’il s’est engagé résolument dans la mobilisation des militants, nous l’avons tous et sans exception applaudi et soutenu, relaye les discours et les images de ses tournées. Nous voyions notre combat et notre espoir renaitre. C’était l’union sacrée autour de lui. Tant qu’il était dans une posture de combat, personne ne s’attaquait vraiment à lui.
Si le Président Affi fait aujourd’hui l’objet d’attaques tous azimuts c’est parce qu’il s’est écarté de la ligne de combat. Il a embarque le parti dans une dynamique de pouvoir et de compromission avec le régime Ouattara au détriment de la libération du Président Gbagbo, de Simone, de Blé Goudé et tous les autres prisonniers, du retour des exiles…..Trois ans et demi après, toutes ces questions restent sans réponses faute de stratégie claire pour les résoudre. C’est plutôt la CEI et les élections qui focalisent son combat sans que l’on ne perçoive clairement les gains qu’engrange le parti.
Que le Président Affi décide d’écouter les militants aujourd’hui, de se retirer de la CEI, de lancer des mots d’ordres pour la libération de Gbagbo et des prisonniers, qu’il se batte pour obtenir un accord viable pour le retour des exilés et vous verrez que la crise s’arrêtera immédiatement. Personne n’est donc contre lui.
3) Au-delà des militants du FPI, la quasi-totalité de ceux qui ont porte très haut le combat pendant les 10 années de résistance disent « c’est Gbagbo ou rien» et rejettent toute idée de participation a la CEI et aux élections .Va t’on nous dire que Serges Kassy, Fofana Youssouf, Hanny Tchelley, Dacouri Richard, Toure Zeguen, Damana picass, Idriss Ouattara, Stephane Kipre… mènent eux aussi un combat de positionnement ou de succession contre le Président Affi ? Quand Jean jacques Béchio se retire de la CEI parce dit-il, ce n’est pas moralement saint d’y être par rapport à nos morts et à nos prisonniers, mène t’il un combat de succession ? Le problème qui se pose clairement aujourd’hui est un problème d’orientation du combat, un problème de priorité, un problème de ligne et non un problème de positionnement ou de succession.
Idriss Ouattara,
Membre de la galaxie Patriotique
Exilé politique au Ghana
Thu, 04 Sep 2014 02:37:00 +0200
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