Comme toujours, le coupable de la France n’est pas loin. On établit un lien avec les hommes de Laurent GBAGBO, alors que les images captées par les vidéos de surveillance sont bien parlantes. On peut y voir les ravisseurs (des militaires en armes, portant des paires de basket). Sarkozy savait que cette affaire pouvait retourner l’opinion publique française contre son opération musclée en Côte d’Ivoire si les français se rendaient compte que l’action de Paris mettait en danger la vie de leurs nombreux concitoyens présents dans ce pays où le maître de l’Elysée a décidé de faire la guerre. Il a donc ignoré ses compatriotes en otages le temps de finaliser son coup d’Etat contre Laurent Gbagbo. Silence médias donc ! Maintenant que Gbagbo est arrêté, il faut préparer l’opinion au traitement qu’on lui réserve. La coïncidence des évènements ces dernière semaines est troublante. Ouattara déclarait sur les chaînes françaises que Gbagbo restera en prison… les pistes des enlèvements s’arrêtent à la présidence… Et subitement, on découvre un corps. Entre-temps, l’affaire Kieffer a ressurgi. La machine à manger du Gbagbo est à nouveau en branle.
Mais pendant ce temps, question : Qui pour réclamer justice pour le très cher Philippe Rémon ! Il était lui aussi citoyen français comme Stéphane Frantz di Rippel, directeur de Novotel ou encore Yves Lamblin patron du groupe SIFCA qui ont été enlevés. Il était lui enseignant à l’INPHB de Yamoussoukro. Quand les rebelles de Ouattara ont pris contrôle de la capitale politique, il a été froidement assassiné dans son hôtel. C’est connu, l’homme était un pro-Gbagbo, l’un des rares français qui en pleine crise postélectorale à ignorer la position officielle de la France en s’affichant clairement aux côtés de Laurent Gbagbo par plusieurs apparitions sur la chaîne de télévision nationale, dénonçant la « France néocolonialiste ».Le pauvre Philippe n’aura pas bénéficié du déchainement des médias français comme on le constate pour Stéphane Frantz di Rippel et Yves Lamblin ; et partout dans le monde où les concitoyens de Nicolas Sarkozy sont pris pour cibles. La faute d’avoir été la victime des soldats de Ouattara. Sarkozy ne pouvait pas en faire une affaire d’Etat sans embarrasser son ami. Pour toute campagne médiatique, il n’aura eu droit qu’à une petite bande défilante de quelques heures sur France 24 annonçant son assassinat. Philippe Remon a eu le malheur d’avoir soutenu Laurent Gbagbo « le diable de la France ».Honteuse discrimination de Sarkozy entre les français pro-Gbagbo et les autres.
Telediaspora.net
Sun, 05 Jun 2011 15:11:00 +0200
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