Jean-Paul Oro
Des internautes se réjouissent
Sur Twitter et Facebook et autres blogs, des internautes ont commencé à diffuser l’information et la vidéo relatives à la mésaventure et à l’infortune du ministre des Infrastructures économiques. Ces internautes reconnus comme pro-Gbagbo se réjouissaient de la situation, ajoutant que Patrick Achi a eu ce qu’il méritait, parce qu’il est issu du gouvernement Ouattara, un gouvernement génocidaire, selon eux. Faut-il dire, qu’il s’agit là, d’actes d’extrémistes isolés, sans conséquence sur la volonté de réconciliation nationale ou bien faut-il s’inquiéter de la persistance de la haine et du rejet de l’autre ?
C.K
Pas du tout perturbé ni ébranlé, le ministre explique les faits
«Des gens m’ont appelé pour me prévenir d’une tentative de perturbation de cette rencontre apolitique visant à parler de développement. J’ai l’habitude de ce type de rencontre quand je suis en mission et que j’ai le temps. Dès que j’ai commencé, les perturbateurs se sont levés et ont commencé à faire du boucan : « vous avez tué les gens à Duékoué. Gbagbo Laurent est à La Haye…». Devant cette situation, j’ai essayé d’apporter quelques réponses, mais j’ai préféré partir pour éviter une confrontation. Ils avaient envoyé des caméras pour filmer et mettre cela sur Internet. Moi je crois en la démocratie et c’est dommage toute cette situation».
Propos recueillis par Charles Kouassi
4 cargos de police étaient sur les lieux
La police française semblait être informée des velléités subversives de certains participants à la réunion convoquée par des sympathisants du RHDP et partisans du ministre Patrick Achi. L’on apprend que le ministre lui-même a pu être informé, par SMS. Toutefois, Patrick Achi croyant en la démocratie et en la liberté d’ex- pression n’a pas voulu faire faux bond à des Ivoiriens de la Diaspora voulant échanger avec lui. Sa bonne volonté n’a pas pu empêcher le cafouillage dans la salle. Tandis que les perturbateurs faisaient le bruit, une cinquantaine d’autres manifestants semblaient l’attendre dans la rue. La présence de la police permettra d’éviter le pire. Le ministre ivoirien des Infrastructures économiques était venu avec un chauffeur, sans garde de corps. Il souhaitait parler du développement de la Côte d’Ivoire, à Adzopé (dont il va briguer la présidence du Conseil régional) et de réconciliation entre les Ivoiriens. Ce sera pour la prochaine fois.
C.K
In L’intelligent d’Abidjan
Mon, 10 Dec 2012 14:41:00 +0100
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