"On travaillait dans de mauvaises conditions. On n’avait pas de repos en tant que tel. On travaillait du lundi au samedi de 8h30 à 23h", explique l’une d’elles. “[La grève] a commencé parce qu’on n’était pas payées depuis deux mois. Et à chaque fois que l’on réclamait un salaire, cela posait problème. Le propriétaire se disait que comme on n’avait pas de papiers, on n’était pas déclarées et donc de toute façon, on n’avait pas d’endroit où aller se plaindre pour avoir notre argent", explique une autre.
"Deux ou trois personnes gèrent le quartier"
Grâce à leur mobilisation, ces coiffeuses ont obtenu des contrats de travail. Mais tout de suite après, en juillet, le gérant a déposé le bilan. La CGT, qui soutient ces employées, a porté plainte pour faillite frauduleuse et traite d’êtres humains. Le syndicat dénonce une exploitation organisée de travailleurs vulnérables. "Deux ou trois personnes, en fin de compte, gèrent tout le quartier de Château d’eau et placent des gérants, de fait, qui sont là mais qui ont été placés par des personnes qui ferment, ouvrent, telle boutique, exploitent volontairement des personnes en situation de vulnérabilité", explique Marilyne Poulain, responsable immigration à la CGT.
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Sun, 31 Aug 2014 09:17:00 +0200
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