« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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FRCI/ Les barrages de retour : Le racket et la mendicité, aussi…

Le message du ministre délégué à la Défense a été très vite mis à exécution. C’est que Paul Koffi Koffi (ministre auprès du président de la République chargé de la Défense), lors du JT de 20 heures du lundi 15 octobre dernier (RTI1), après les attaques de Bonoua, Samo et Azito, a prévenu la population sur le retour des barrages pour leur grand bonheur, « Nous avions mis en place un dispositif assez corsé. Nous étions dans l’esprit de l’alléger du fait des plaintes de la population. Compte tenu de ce qui se passe, nous sommes obligés de maintenir le dispositif sécuritaire ». Le dispositif corsé est donc en place.
Samedi 20 octobre, 23 heures, Marcory. Un élément des FRCI tenant en main une torche à la lumière vacillante, la pointe quand même au visage du chauffeur. Lequel lui dit : «Mais chef votre torche n’éclaire pas, j’ai failli vous dépasser ». Et le chauffeur, comme il est de coutume, d’ouvrir la boite à gang pour faire sortir ses pièces. Instantanément l’élément des Frci lâche : «Non chef, il faut laisser à faire de pièces là, moi j’ai faim. Il faut voir là-bas, tu vas me donner quelque chose. Depuis nous- sommes là dans le froid. C’est à cause de vous que nous sommes là ». Voilà ce que Paul Koffi Koffi appelle « dispositif corsé ». Et le chauffeur de répliquer : « Je n’ai rien sur moi en ce moment, si tu veux je reviens ». L’élément des Frci insiste : «Je sais que tu ne vas plus passer ici. Pardon fait quelque chose. Je vois nourriture sur siège arrière là. Il faut me donner aussi je vais manger ». Le chauffeur: «Ça ne m’appartient pas, je vais donner ça à quelqu’un. Je te promets que je vais revenir ». Finalement, le chauffeur arrive à le convaincre et il laisse passer le véhicule. Avec de tels éléments postés sur des barrages, on peut en effet dormir sur nos deux oreilles.

José N’ Goran in L’Éléphant Déchaîné

Tue, 23 Oct 2012 09:16:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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