« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Frontière ivoiro-libérienne / Après l’attaque de Fêtai : le FPI demande au gouvernement d’assurer efficacement et durablement la sécurité du territoire national

Le village de Fêtai, situé à 7 kilomètres de la ville de Grabo à la frontière ivoiro-libérienne, a été attaqué par des individus armés le matin du jeudi 15 mai 2014. Le bilan, de source gouvernementale, indique plusieurs habitations pillées et incendiées, 13 personnes tuées dont 3 FRCI, 10 habitants du village et de nombreux blessés. Selon le Ministre délégué à la défense Paul KOFFI KOFFI, ces individus armés seraient des « pilleurs et bandits » ; « nous n’avons donc pas affaire à une situation politique ». Le Ministre a fait ces déclarations dans le journal fraternité matin du samedi 17 Mai 2014 pages1 et 7. La persistance de ces attaques armées suivie de morts d’hommes interpelle le gouvernement ivoirien sur sa responsabilité en matière de sécurisation du territoire national, des personnes et des biens.

Au moment où l’opinion nationale et internationale se préoccupe de la normalisation de la vie politique et dans la perspective des élections justes, transparentes et équitables, il est aussi urgent que le gouvernement ivoirien identifie les menaces qui pèsent sur la paix en Côte d’Ivoire, et propose aux ivoiriens des mesures appropriées pour mettre un terme à ces attaques répétées sur l’ensemble du territoire national avec un accent particulier à l’Ouest du pays.

Le Front Populaire Ivoirien :

1- condamne cette énième attaque criminelle contre des citoyens qui aspirent à une vie paisible ;
2- adresse aux populations du village de Fêtai ses condoléances les plus attristées ; souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il les prie de recevoir, en ces douloureuses circonstances, son soutien moral renouvelé ;

3- dénonce les lenteurs dans la réforme du système de sécurité nationale et les tergiversations du gouvernement ivoirien en matière de sécurisation du pays basée sur des forces armées intégrées, nationales, républicaine et professionnelles;

4- demande au gouvernement de prendre les mesures idoines afin d’assurer efficacement et durablement la sécurité du territoire national, des personnes et des biens.

Fait à Abidjan, le 19 mai 2014
Pour le Front Populaire Ivoirien
Le Vice-président en charge de la défense et de la sécurité
Michel Amani N’guessan

Source : L’intelligent d’Abidjan

Tue, 20 May 2014 08:19:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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