En cause notamment, le conseiller du président ivoirien, Alassane Ouattara, Mamadi Diané, accusé de soutenir et d’aider concrètement Jean Ping, à l’insu de son patron. D’abord en introduisant au Gabon des hackers pour diffuser de faux procès verbaux et pirater des données gouvernementales. Puis, en suggérant au principal adversaire d’ABO de provoquer la démission des membres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap).
Dans un enregistrement téléphonique d’une conversation tenue entre les deux hommes le 29 août, dont nous nous sommes procuré copie – il ne peut être pour l’instant formellement identifié mais l’on reconnait aisément leurs voix -, Mamadi Diané dit explicitement à Jean Ping :
– « Mon frère, comment va ? »
– « Oui, j’ai reçu le papier, on va l’envoyer »
– « Non, non, il y a autre chose, plus important. Il faut que tu réussisses à avoir deux ou trois personnes de la commission électorale qui disent qu’il y a trop de tripatouillages et qui démissionnent »
– « Oui… »
– « Tu comprends, ça va mettre la pagaille totale. Si on peut faire ça ce soir (lundi, veille de la proclamation des résultats, ndlr) , ça va être extraordinaire »
– « OK, merci. »
Tue, 30 Aug 2016 20:14:00 +0200
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