« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

GAGNOA / À LA RECHERCHE D’ARMES : Le frère du chef du village de Tipadipa battu à mort par des hommes en armes – Le pire évité de justesse L’intervention de la gendarmerie salutaire

A travers leur colère, les villageois entendaient protester contre la sévère bastonnade d’un des leurs par des hommes en armes; ce qui a entrainé sa mort. Selon des témoignages recueillis sur place, tout est parti de la descente des FRCI de Gagnoa, qui ont fait irruption dans le village de Tipadipa, situé à 17 km du chef-lieu de la région du Gôh. Nos sources indiquent que les militaires sont intervenus à Tipadipa sur dénonciation d’un jeune du village du nom de Abeda Constant, qui a informé les FRCI de ce que Zoably Kouadio Fidèle, frère cadet du chef de village de Tipadipa, avait des armes qu’il cachait au cimetière. Ainsi, les hommes en armes sont arrivés au domicile du mis en cause aux environs de 02 heures du matin.

A peine ont-ils extirpé Zoably Kouadio Fidèle de sa chambre, que les visiteurs armés se sont mis à le battre. Il sera copieusement roué de coups, avant d’être embarqué à bord de leur véhicule pour leur camp à Gagnoa. Une fois à leur base, l’infortuné subira encore une sévère bastonnade jusqu’à être dans un état comateux. Les FRCI constatant que son état de santé s’est gravement détérioré, l’ont conduit au Centre hospitalier régional (CHR) de Gagnoa aux environs de 11H du matin, où Zoably Kouadio Fidèle décédera de ses blessures.

Joint au téléphone, le chef de village de Tipadipa nous apprendra qu’au moment des faits, il se trouvait à Môkô, un autre village où il participait aux obsèques d’un proche. La nouvelle du décès du frère du chef parvenue au village, a suscité la révolte des populations qui ont aussitôt décidé d’entreprendre une marche sur Gagnoa. Mais la gendarmerie du chef-lieu de région s’est déployée pour s’interposer. Se sentant débordés, les gendarmes ont fait appel à leurs frères d’armes des FRCI, venus en renfort pour calmer les ardeurs belliqueuses des villageois. Jusqu’à ce que nous mettions sous presse, le village de Tipadipa était en pleurs. Nous y reviendrons.


Venance Kokora à Gagnoa in L’inter

Sat, 15 Sep 2012 04:51:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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