« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Gagnoa: la dépouille de Bohoun Bouabré honorée par les cadres et militants du FPI

Les cadres, militants et sympathisants du Front populaire ivoirien (FPI) de Gagnoa et leurs alliés du CNRD ont rendu vendredi un hommage particulier à la dépouille mortelle de l’ancien argentier de Laurent Gbagbo, l’ex-ministre de l’économie et des finances, Antoine Bohoun Bouabré, dont la dépouille mortelle, en transit pour Issia, a fait un escale à Gagnoa, à la demande de la fédération FPI de ce département.

Le cortège funèbre, en provenance de Yamoussoukro, a fait son entrée à 15H55 du côté nord de la ville, au quartier Babré, où l’attendaient l’ex-ministre Danon Djédjé, le président du conseil général de Gagnoa, Gnahoré Jean-Baptiste, le secrétaire national du FPI chargé de la région, Billy Gballou, des chefs de village et de nombreux jeunes et femmes.

Le cortège s’immobilise pendant cinq minutes devant le tam-tam parleur. Celui-ci rend un hommage traditionnel à la dépouille de Bohoun Bouabré, restée dans le corbillard.

Dans une atmosphère de chants et de danses, de pleurs par moment, la foule escorte pendant près d’une heure à travers la ville, et sur trois kilomètres, la dépouille de l’ex-ministre jusqu’à la sortie Ouest de Gagnoa, au quartier Barouhio, sous l’encadrement de la police.

Les jeunes et les femmes ne voulaient pas laisser la dépouille à mis chemin, et tenaient à accompagner le cortège funèbre jusqu’à sa sortie de la ville, en dépit des supplications de l’ex- ministre Danon Djédjé pour permettre au cortège de poursuivre plus rapidement sa route, afin de ne pas arriver tardivement dans la région natale de Bohoun Bouabré, Issia, où il doit être inhumé samedi.

Haut cadre du FPI, ex-ministre de l’économie et des finances de 2000 à 2005 dans le gouvernement de l’ex-président de la république, Laurent Gbagbo, Bohoun Bouabré s’est illustré à ce poste par la mise en place du « budget sécurisé ». Son dernier poste ministériel avant la chute du régime était celui de ministre d’Etat, ministre du plan et du développement. Il est décédé le 11 janvier 2012 en Israël des suites d’une maladie.

(AIP)

Mon, 02 Apr 2012 00:47:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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