Le préfet de Gagnoa a mis samedi face-à-face les clients et les directeurs régionaux de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) et de la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI), afin de permettre aux uns de d’énoncer leurs griefs et aux autres d’apporter des explications sur le mode de facturation et les raisons des hausses particulières des dernières factures, surtout celles de la CIE.
Selon le directeur de la région du sud-ouest de la CIE, Amon Apollinaire, le mode de facturation de la consommation d’électricité des deux derniers mois (mars et avril) n’a pas été celui qui se fait habituellement, en raison de la crise postélectorale.
Normallement, a-t-il dit, la facturation était faite à partir de la différence entre l’indexe de consommation de la dernière facture et celui relevé deux mois après sur le compteur du client. Les circonstances de crise ont obligé la CIE à opter pour une facturation par estimation à Gagnoa, en raison de l’impossibilité des agents dans la période concernée de passer chez chaque client comme à leur habitude.
Ce mode d’estimation, opéré à l’ordinateur, a consisté à faire la somme des 12 derniers mois de consommation d’électricité du client et d’en tirer une moyenne.
Cs explications n’ont pas convaincu les clients qui disent ne pas comprendre comment une telle méthode a pu créer des différences de factures allant du simple au quadruple parfois.
Le DR de la CEI a invité les plaignants à se rendre au siège régional de Gagnoa, afin de trouver ensemble avec eux des solutions à l’amiable. Mais les clients ont indiqué ne pas être prêts à accepter un échelonnement comme solution, mais plutôt une réduction pure et simple de la facture.
(AIP)