« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Gbagbo, Bédié, Ouattara…Attention, calmez le jeu !

Les actes de provocation des partisans de certains candidats sont de plus en plus tenaces et risquent de plomber le processus électoral en cours. Ce qui pourrait aiguiser l’appétit guerrier de ces ennemis du 31 octobre qui souhaitent profiter d’une situation de troubles pour obstruer cette voie de sortie de crise. A deux jours de cette élection présidentielle historique pour cette nation, la crise de nerfs entre les états-majors des trois grands candidats s’annonce à petit feu. Comme un bourbillon qui s’enfle, s’enfle pour exploser au moment venu. D’autant plus que l’agression de l’honorable Lorougnon Odette, député d’Attécoubé par une cohorte de badauds, l’attaque du cortège d’Alassane Ouattara par des inconnus, celle de Kipré Stéphane de La Majorité Présidentielle par des flâneurs, la destruction du siège du RDR à Abengourou par des désœuvrés et le zèle de ces courtisans qui déchirent les affiches à tout bout de champs, ont créé une psychose dans l’esprit des Ivoiriens. Du point de vue des observateurs avertis de la scène politique ivoirienne, l’étincelle qui va mettre feu aux poudres viendrait sans aucun doute des deux blocs, diamètrelement opposés et qui se livrent une guerre sans merci. « La Côte d’Ivoire a eu une chance inouïe d’avoir autant de compétences que sont Gbagbo, Bédié et Ouattara et devrait en être fier. Mais malheureusement, les clivages politiques, les ambitions personnelles et le choc des ambitions les ont opposés au détriment de la cohésion nationale », s’est-il indigné un opérateur économique désespéré par ce qui se passe. Ce qui voudrait dire que ce pays ne peut se porter mieux si les relations entre ces trois frères ennemis se portent bien, à en croire les explications de La Majorité des Ivoiriens qui aspirent à un retour définitif de la paix. Les appels au calme du Premier Ministre, du facilitateur du dialogue direct et du représentant du Secrétaire Général de l’ONU aux différents protagonistes se multiplient. Histoire d’empêcher des antagonismes pouvant conduire à des dérives sans précédent.
Gbagbo, Bédié et Ouattara, attention danger, calmez le jeu ! Sommes-nous tentés, de prévenir

K.C.

Fri, 29 Oct 2010 02:29:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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