C’est l’histoire de cette dame généreuse. Qui, parce qu’elle n’avait pas d’enfant, a pris soin de plus d’une centaine de jeunes de la région. En espérant qu’à sa mort, on lui rende sa générosité. Peine perdue. On peut exploiter cette histoire chantée par Djézoho Jagger (chanteur du terroir) à ce qui arrive à la résidence de Laurent Gbagbo. Quatrième sur les 5 chefs d’État que la Côte d’Ivoire a connu, le président renversé par la France a pris des dispositions pour mettre à l’abri de tout besoin, tout ancien chef de l’État et autres grands serviteurs de l’État. En regardant des anciens chefs d’État dont les résidences tombaient en ruines, en voyant certains anciens présidents d’institutions et autres dans le dénuement, Laurent Gbagbo a conclu que ce fait constituait une honte pour son pays. Il ne s’est pas contenté de crier sa révolte, il a pris les dispositions pour que les biens de ses prédécesseurs ne tombent en ruine. Ainsi, il a maintenu le standing de la résidence d’Houphouët à Yamoussoukro. lui-même y séjournait régulièrement. Il a offert une résidence d’ancien chef d’État à Bédié à Abidjan. Grâce à lui, hier comme aujourd’hui, plusieurs responsables de l’opposition d’alors profitent de l’État. il se trouve aujourd’hui en prison, loin de son pays. Son épouse, Simone Ehivet Gbagbo, député, président du groupe parlementaire FPI est aussi en prison depuis plus de trois ans sans jugement. Sa mère, Marguerite Gadoh, une dame de plus de 90 ans est en exil depuis plus de 3 ans. Ses sœurs sont toutes en exil. Ses filles sont « éparpillées » dans le monde entier, assurées d’être inquiétées, si elles avaient le malheur de rentrer dans leur pays, La Côte d’Ivoire. Michel Gbagbo, son fils en liberté provisoire est poursuivi devant la cour d’assises, après avoir séjourné en prison. Et comme s’il n’avait pas déjà bu le calice jusqu’à la lie, le journal d’Alassane Dramane Ouattara publie un article totalement infamant. Si l’article avait eu pour but d’humilier davantage Laurent Gbagbo, on peut dire c’est vraiment raté pour ses instigateurs. Car, au contraire, il a montré la face nauséabonde de ceux qui sont au pouvoir à Abidjan.
In Notre Voie