« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Gbai Tagro signe son retour sur la scène politique ivoirienne, après plus de 10 ans d’absence

Le Parti républicain de Côte d’Ivoire (PRCI), conduit par son président, Gbai Tagro Robert, a signé samedi son retour sur la scène politique ivoirienne, après plus de 10 ans d’absence occasionnés par " l’éclatement d’une dissidence" au sein du parti.

Lors de la rentrée politique du PRCI, samedi à l’hôtel communal de Cocody, à Abidjan, M. Gbai Tagro, considéré comme le plus vieux "éclairé", a dévoilé une liste de 26 membres composant le bureau exécutif de ce parti, avant de jeter un regard critique sur le paysage politique ivoirien miné, selon lui, depuis 1990, par le multipartisme, source de la "démystification du pouvoir et du règne de l’individu."

Toute chose qui, a-t-il déploré, a pour conséquence le non-respect et la défiance des institutions et des autorités qui les incarnent. " Ne peut-on pas être opposant et respecter les institutions ?", s’est-il interrogé, avant de répondre lui-même par l’affirmative.

"Le Président Alassane a goudronné toutes les rues et ruelles de Cocody. Moi, en tant qu’opposant, je me dois de reconnaître qu’il a fait du bon travail et le féliciter pour cela. Et le jour où il fait fausse route, je dois avoir le courage de le relever. C’est cela être à la solde du pouvoir en place? Ne comptez pas sur moi pour injurier ou lancer des injures aux autorités », a tranché le président du PRCI, relevant que cela a toujours été sa conduite depuis son entrée en politique.

Par ailleurs, Gbai Tagro propose l’adoption "claire et précise du suffrage universel indirect ou le suffrage des grands électeurs lors des élections prochaines, afin de mettre un terme aux violences électorales ou postélectorales en Côte d’Ivoire." Relevant avoir, grâce à son expertise, dénombré 201 779 grands électeurs dans le pays. " Si mon pays demande mon expertise, je suis prêt à la lui apporter", a-t-il affirmé.

Avant d’appeler à une mobilisation pour la mise en place de la 3ème République, "synonyme, non pas de constitution consensuelle, mais plutôt de restauration de l’Etat. Car là où il y a l’Etat, il y a justice sociale et justice judiciaire, il y a la cohésion sociale qui conduit à la nation".

AIP

Mon, 22 Sep 2014 04:06:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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