« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Tribune

Génocide du peuple ivoirien : leur silence est un message !

Le peuple Guéré sert de cobaye de laboratoire. Il est le premier à souffrir le martyr mais il ne sera pas le dernier car l’odyssée génocidaire est prévue pour connaître son apothéose en pays Attié.

Pour ceux d’entre les Ivoiriens qui n’ont pas encore compris ou qui feignent de ne pas comprendre, personne ne viendra au secours des Ivoiriens. Le monde entier nous a envoyés un message très clair depuis le massacre de Nahily. Il s’est tu d’abord et ensuite, il s’est contenté de recadrer les événements en les présentant de manière à minimiser leur caractère prémédité et génocidaire.

La France n’a que condamné sur le bout des lèvres, ce massacre prémédité qui suit son cours depuis le 11 avril 2011. Ses médias ne se sont pas déportés sur les lieux comme d’ordinaire pour passer en boucle les témoignages des victimes. Ce blackout volontaire n’est que l’expression d’une complicité sournoise.

Les Etats-Unis n’ont pas retrouvé leur arrogance légendaire et leur réflexe historique de condamnation violente des actes de violation des droits de l’Homme en invitant l’ONU à la création d’une commission d’enquête devant la tradition criminelle qui a élu domicile en Côte d’Ivoire après la razzia de ce pays en mars et avril 2011.

Mais le silence qui en dit long, est celui de Charles Konan Banny, président de la ridicule commission dite de vérité et réconciliation. Ce fameux réconciliateur nous donne le sentiment que les massacres en cours font partie de la volonté politique dont il a besoin pour mener à bien sa mission. Il n’a pas trouvé choquant et révoltant que Dramane Ouattara continue de tuer pendant qu’il l’utilise comme un instrument de couverture.

L’Union Africaine, la CEDEAO, tous ces machins qui avaient coalisé pour foutre la Côte d’Ivoire à feu et à sang n’ont pas trouvé à dire jusqu’ici. Aucune interpellation ; aucune menace de sanction ; aucune sanction pour un génocide pourtant manifeste et planifié avec un plan de communication bien rodé.

C’est donc clair. Le silence aussi est un message, une forme d’expression. Et ce silence nous dit qu’ils n’ont rien à cirer avec la vie et la sécurité des Ivoiriens. Dès lors que les intérêts de la France et des Etats-Unis ne sont pas affectés par les massacres de civils en cours, l’odyssée criminelle peut continuer.

Nous sommes avertis. Nous sommes sensibilisés. Nous savons qu’ils ont prévu le dépeuplement de certaines régions de la Côte d’Ivoire dans leur plan d’invasion.

Ces derniers jours, des informations persistantes nous informent que l’Est sera bientôt la cible des dozos, mercenaires burkinabè et FRCI. Comment vont-ils déclencher les événements ? Nous n’avons pas encore les informations. Mais ce qui est certain, c’est qu’ils vont créer un faux prétexte et ensuite invoquer la présence de soi-disant miliciens venus du Ghana et cachés par les Agnis. Le reste, regardez du côté de Duekoué et vous devinerez.

Voilà donc pourquoi ils ne disent rien. Ils sont à leur début à Duékoué. Ils iront bientôt à l’Est et finiront au Sud.

Le silence. Il est une forme d’approbation. Il est une sorte d’encouragement. Il est un message clair. Ne dit-on pas que « celui qui ne dit rien consent ? » A nous de méditer cette parole.

Pour conclure, la Révolution Permanente voudrait envoyer un message à ceux des Résistants qui nous invitent à laisser Dieu faire car c’est en ne faisant rien que Dieu agirait.

A tous ceux-là, je voudrais dire, au nom de la Révolution Permanente, que ce n’est pas le même message et la même conviction que Dieu nous donne. Et ma connaissance de la Bible et des événements bibliques me mets en position de croire qu’ils sont des faux prophètes.

L’exemple de Josué entrant dans Jéricho est là pour témoigner. Dieu nous aide dans l’action. Il nous manifeste Sa Gloire en nous rendant triomphateur sur l’ennemi. S’Il nous a imposé de vivre à la sueur de notre front, Il ne peut pas nous demander de rester soumis aux instruments du diable et d’attendre qu’Il vienne en personne nous délivrer de leur joug. A quoi serviraient alors la force, l’intelligence et la foi qu’Il nous a laissées en héritage ?

C’est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, l’action s’impose à nous afin que le triomphe de Dieu soit manifesté à travers notre victoire dans ce combat actif de libération de la Côte d’Ivoire.

Que Dieu nous donne le discernement nécessaire à la bonne compréhension de Sa Volonté devant leur silence criminel !

A Très bientôt

Hassane Magued

Mon, 30 Jul 2012 11:48:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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