« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Gestion du contentieux électoral Copé / Fillon comme Ouattara / Gbagbo ?

Rencontre Ouattara-Bédié

Comme promis, le Président Alassane Ouattara a rencontré le président du Pdci, Henri Konan Bédié, hier. Cette rencontre tant attendue fait la Une de presque tous les journaux. Fraternité Matin y voit « les raisons d’y croire » pour la paix et la réconciliation après le huis clos de 40 minutes duquel rien n’a filtré. Il en veut pour arguments les conseils prodigués par le Pape à Ouattara lors de sa visite au Vatican. Ils se sont parlé certes, mais la fumée blanche n’est pas sortie, fait remarquer Le Patriote pendant que leurs militants attendent d’eux que la loyauté prime. Cela donne raison à L’Expression quand il titre « tête-à-tête Ouattara-Bédié, le grand suspense ». Selon lui, le mutisme dans lequel se sont murées les deux personnalités crée un grand suspense et fait durer le calvaire des ministres sortants. Pour la formation du nouveau gouvernement, Nord-Sud Quotidien affirme qu’au cours de cette rencontre, les deux hommes ont effectué les derniers réglages, et pense qu’il sera connu dans cette semaine. Dans la nouvelle équipe, le reggae man Tiken Jah demande, dans une interview à Soir Info « que Ouattara ne reconduise pas son frère…il faut éviter les erreurs du passé ». Pendant ce temps, les ministres du gouvernement dissous sont toujours au travail, fait remarquer L’Inter. Ils gardent leur pouvoir, parrainent des cérémonies, parlent au nom du gouvernement, sont traités comme des ministres en fonction. Pour lui, c’est une dissolution « trompe-œil » vu que les ministres ne semblent pas affectés par cette situation.

Rapport accablant de Human Right Watch sur les droits de l’homme

« Après Amnesty International, Human Right Watch raconte l’horreur en Côte d’Ivoire » titre Le Temps. En effet, dans son rapport de 80 pages intitulé : « Bien loin de la réconciliation : répression militaire abusive en réponse aux menaces sécuritaire en Côte d’Ivoire », Corinne Dufka de cette organisation écrit que « les menaces sécuritaires auxquelles la Côte d’Ivoire est confrontée sont réelles, mais les abus généralisés perpétrés par les militaires ne font que les aggraver plutôt que d’y mettre un terme. Le gouvernement devrait rapidement faire preuve de sa détermination à traduire en justice les responsables d’actes de torture, de traitements inhumains et d’exactions ». Un pan de ce rapport que rapporte Le Nouveau Courrier, dit : « Aucune des personnes interrogées qui ont été détenues après les arrestations massives n’a comparu devant un juge, malgré l’obligation selon la loi ivoirienne qui exige de faire comparître un individu dans les 48 heures suivant son arrestation ou sa mise en détention ». Au regard de la démarche dans les enquêtes et la rédaction du rapport, le ministre sortant des droits de l’homme, Coulibaly Mamadou Gnénéma, a réagi en déclarant que « nous ne sommes pas surpris. Nous restons ouverts aux critiques constructives pourvu que nous puissions à l’issue des enquêtes qui seront menées, constater la réalité et enclencher les poursuites contre les acteurs de ces faits », relate L’Intelligent d’Abidjan. Dans Soir Info, on lit qu’il a reconnu « qu’il est possible qu’il y ait eu des dérapages de la part des miliatires »

Palabres à l’UMP en France

La contestation des résultats du vote pour la présidence de l’UMP entre Fillon et Copé et surtout le recomptage des voix souhaité et pratiqué par la commission électorale donne de quoi à écrire aux journaux proches de Gbagbo. « Le parti de Sarkozy donne raison à Gbagbo » pour Notre Voie ou encore « L’UMP, la Côte d’Ivoire et la démocratie » pour Le Nouveau Courrier ou encore « Sarkozy accepte le recomptage des voix refusé à Gbagbo » pour Le Temps. Pour tous ces quotidiens, il est impensable que cela puisse se faire en France et dans le camp de Sarkozy vu que ce dernier a refusé le recomptage des voix proposé par Laurent Gbagbo lors du contentieux électoral de 2010 mais a recouru à la force pour le régler. Ils ont invité les Ivoiriens, Henri Konan Bédié et les Africains à ouvrir les yeux sur ce qui se passe et à tirer des leçons.

Par César DJEDJE MEL in linfodrome.com

Tue, 20 Nov 2012 14:51:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

4 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.