La duplicité
Cependant, là où le gouvernement fait preuve de duplicité, c’est quand il insinue que la mesure de grâce entre dans le cadre de l’apaisement de la situation sociopolitique. Les prisonniers de droit commun sont des individus qui se sont mis en dehors de la société pour avoir enfreint à la loi. De sorte que tout le monde, y compris la classe politique, est d’avis qu’il faut pour un temps les mettre hors d’état de nuire. Leur emprisonnement rencontre donc l’adhésion de tous. Il va sans dire que la situation des prisonniers de droit commun n’a rien à avoir avec la situation sociopolitique. Dire donc que gracier des prisonniers de droit commun est un acte de décrispation, est une volonté manifeste du gouvernement de tromper l’opinion nationale et internationale. Pour preuve, le Fpi dont les militants et sympathisants sont en prison et en exil ne se sent pas concerné par cette mesure, conformément à la clarification faite par le ministre Gnénéma. Le parti du président Gbagbo continue d’exiger la libération de ceux que Ouattara et les siens appellent pro-Gbagbo. La libération par grâce des 3 mille prisonniers de droit commun n’aura donc aucun effet sur la situation nationale toujours crispée. Celle-ci demeurera tendue tant que tous les prisonniers politiques, en tête le président Gbagbo, n’auront pas été libérés.
Boga Sivori iin Notre Voie
bogasivo@yahoo.fr
Tue, 24 Sep 2013 10:23:00 +0200
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