Depuis le vendredi 7 décembre dernier, l’Université Alassane Ouattara et les services du centre régional des oeuvres universitaires de Bouaké sont à l’arrêt. Le personnel administratif exige le paiement de 273 millions de FCFA représentant des droits financiers cumulés sur deux ans.
Face au mutisme des autorités de l’Enseignement Supérieur, les syndicats du personnel administratif et technique de l’Enseignement Supérieur (synapesci, synages et synapates) ont mis à exécution la menace de grève lancée à la suite de la rencontre du 29 novembre dernier. Pour ces trois syndicats, « considérant l’absence de solution concrète aux revendications posées dans le document transmis aux autorités concernées depuis le 6 octobre 2012, la coordination décidé d’un arrêt de travail de 72heures à compter du vendredi 7 décembre au mardi 11 décembre reconductible jusqu’à satisfaction à l’université Alassane Ouattara et au Crou de Bouaké ».
Pour le secrétaire national du Synages, Touré Lassina, rencontré à Bouaké dans une tenue dépenaillée et en sandales, amaigri, « nous souffrons et sommes endettés depuis notre retour à Bouaké là où le président de l’Université et le Directeur de cabinet adjoint M.Abdou Karamoko nous faisaient savoir que si nous venions à Bouaké, nos revendications pouvaient prendre forme et connaître un début de solution ». Voli Ta Bi et Lazare Brou sont les autres membres de la coordination centre-Nord de ces trois syndicats.
La volonté des agents de ne plus travailler avec la directrice, Effi Houphouët-faitai a été exaucée car l’ex-directrice du Crou de Bouaké a été remplacée par Mme Brou, une enseignante et proviseur. Apparemment, cela n’a pas suffi à calmer les ardeurs émoussées du personnel administratif et technique de l’université et du Crou de Bouaké. Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas.
Lebanco.net