A en croire les sources crédibles seule la majorité des éléments venus directement de Bouaké avec les chefs de guerre ont pu avoir un numéro matricule et un numéro mécano. Quelques éléments d’Abidjan, qui ont pu être identifiés avec numéro mécano, donc aujourd’hui militaire ont versé la somme de 50 000FCFA au commandant Fongnon de la Bae. Ce n’est un secret pour personne dans cette caserne que dirige le Commandant Ousmane Coulibaly dit Ben Laden. Tous les chefs de guerre et leurs éléments en parlent. Une situation qui met en mal la cohésion au sein des différentes unités. Les différents commandants ci-dessus cités dont les éléments tournent entre de 100 et 300 éléments par section, ont été identifiés avec le numéro de profilage et attendent, « les promesses » de l’État. Ces éléments dont certains ont des Bac+ ne sont-ils pas admissibles au concours de la gendarmerie, police, eaux-et-forêts, douanes ? Pourquoi du deux poids deux mesures, au point de mettre en difficulté les commandants d’Abidjan qui ne doivent leur salut qu’aux promesses de l’État ? Sur quelle base les autorités militaires ont-elles profilées les éléments des chefs de guerre de Bouaké et du nord (Ils sont les plus nombreux) dans l’armée, au profit des commandants d’Abidjan? Et pourtant, il aurait fallu ces commandants qui maitrisent le district d’Abidjan pour que les miliciens et les soldats pro-Gbagbo tombent. Le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi ne peut pas affirmer qu’il n’est pas au parfum de cette « frustration ».
C’est cette situation confuse doublée de frustration qui fait monter l’adrénaline au point de voir des Frci revendiquer, comme ce fut le cas les mois derniers dans certaines casernes. Le Président de la République, Alassane Ouattra, qui a les leviers de la défense en main, depuis la mise en place du 2è gouvernement songerait à indiquer clairement un point de chute à ceux qui ont été reprofilés, sans numéro matricule, encore moins sans numéro mécano, que de les laisser entretenir à longueur de visites dans des discours prometteurs par ses émissaires. Surtout que la situation sécuritaire n’est pas encore au beau fixe en Côte d’Ivoire et dans la sous-région. Il faut pallier à ce problème pour éviter les frustrations qui sont les germes de la guerre de septembre 2002. Car, comme le disait le sage Félix Houphouët Boigny, » la goutte d’eau qui tombe l’une après l’autre finit toujours par percer le plus dur rocher ».
SERIBA KONE in connectionivoirienne.net
seriba67@yahoo.fr
Mon, 16 Apr 2012 14:57:00 +0200
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