En tout cas, les deux hommes discutaient seuls en aparté, attirant les regards curieux sur cet entretien, qu’on peut qualifier de contre-nature. Dogbo Blé étant l’accusé, et Me Sounkalo, avocat de la partie civile.
Toutefois, le procès après son ouverture a été renvoyé parce que la défense a émis une requête dans laquelle elle a indiqué que les autres personnes condamnées dans le cadre de cette affaire, à savoir le Colonel Kipré Yagba, le Sergent-chef Lago Léo Jean-Noël et les Sergents Toualy Noël et Ferdinand Toh, n’étaient pas présents. Les avocats de la défense ont affirmé à la Cour que leurs clients n’étaient pas informés de l’ouverture d’un tel procès ce jour (hier 28 novembre). Mais pour le président de la formation de la Cour suprême, Vé Boua, qui a renvoyé l’affaire, « le plaidoyer n’aura pas lieu » à la date du jeudi 28 novembre. « Le dossier a été déposé la semaine dernière et nous l’avons reçu cette semaine. Le Président de la Cour suprême n’est pas là (il est dans la région du Gbêkê où le président Ouattara est en visite d’État, Ndlr) et le parquet n’a pas été vite saisi », a-t-il déclaré à la presse, après l’arrivée du Général Dogbo Blé dans les locaux de l’institution judiciaire. Avant d’annoncer le renvoi du procès au 26 décembre 2013.
Faut-il le noter, les prisonniers Lago Léo Jean-Noël, Toualy Noël et Ferdinand Toh ont été transférés dans des prisons à l’intérieur du pays, notamment à Man et à Séguéla, quelques mois après leur condamnation. Après un pourvoi en cassation, le Général Dogbo Blé Brunot qui a été condamné à 15 ans de prison et déchu de son titre de général, est retourné à la barre. C’est autour de 10h que l’audience s’est ouverte à la Cour suprême à Cocody. Elle n’a duré que quelques minutes. Mais avant, celui que ses hommes appellent affectueusement »Général courage » a eu le temps de rencontrer ses parents et d’échanger avec certaines personnes qui étaient allées le soutenir.
Vêtu d’un costume de couleur gris sombre, d’une chemise bleue et d’une cravate marron, Dogbo Blé Brunot est apparu plus solide que lors de son procès en première instance. L’homme, qui a été un pilier de l’appareil sécuritaire sous l’ancien pouvoir, affichait un embonpoint remarquable. Il a même adressé des mots de réconfort à ses parents et aux admirateurs qui étaient présents en grand nombre à la Cour suprême.
Lire la suite sur linfodrome.com
Fri, 29 Nov 2013 11:04:00 +0100
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.