"À PORTÉE DE LA MAIN"
Dans le camp de François Hollande, on se garde de crier victoire mais l’heure est à la confiance
"C’est une première étape vers le changement qui a été franchie hier, incontestablement", a dit le directeur de campagne du candidat socialiste, Pierre Moscovici, sur Canal+.
"Plié, non, mais il me semble que nous sommes capables de rassembler pour le changement, de continuer à marquer ces propositions, qui sont des propositions fortes et qui ont déjà permis à François Hollande d’arriver en tête, alors oui, la victoire est à portée de la main", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy, qui a déjà vu François Hollande rejeter sa proposition d’organiser trois débats entre les deux tours au lieu d’un seul, n’a pas rendu les armes.
"Le combat continue plus que jamais", a expliqué le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, avant d’appeler à la "mobilisation générale".
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, considéré comme un possible Premier ministre en cas de réélection de Nicolas Sarkozy, pense lui aussi que le président sortant peut encore l’emporter.
"Je le crois sincèrement et nous allons tout faire pour cela", a-t-il dit sur France Info.
Les sondages prédisent un score de 53% à 56% en faveur de François Hollande. Pour éviter que le second tour ne soit faussé par la divulgation prématurée de résultats dans les médias ou sur les réseaux sociaux, la commission nationale de contrôle de la campagne électorale a recommandé lundi que tous les bureaux de vote en métropole ferment à 20h00.
UN ÉCHEC PERSONNEL DE SARKOZY, DIT SAPIN
Pour sa porte-parole, Nicolas Sarkozy "peut rassembler les uns et les autres, ceux qui ont choisi Marine Le Pen, ceux qui ont choisi François Bayrou".
"Les uns et les autres sont concernés par le risque de déclin que court la France et le risque de faillite que court la France si le programme de François Hollande est appliqué, à savoir des dépenses dans tous les sens, où le mot effort et le mot crise sont absents, un programme qui nos conduirait sur le chemin de l’Espagne et de la Grèce", a dit Nathalie Kosciusko-Morizet sur France 2.
La chancelière allemande a implicitement abondé dans le même sens en faisant savoir qu’elle continuait à soutenir Nicolas Sarkozy dans sa quête d’un second mandat.
Pour Michel Sapin, chargé du programme de François Hollande, Nicolas Sarkozy s’abrite derrière la crise pour ne pas assumer ses responsabilités.
"Ce mot crise, il l’a à la bouche pour expliquer tous ses échecs", a dit l’ancien ministre socialiste de l’Economie sur i>TELE. "Etre second lorsqu’on est sortant à droite, c’est un échec. C’est l’échec de sa personne et de sa politique. Ce n’est pas la crise, c’est lui".
Au FN, on pense déjà à l’après-présidentielle et aux législatives de juin, que le parti d’extrême droite considère comme une chance d’obtenir une représentation parlementaire.
"Le prochain président de la République n’aura que très peu de pouvoir pour gouverner et il lui faudra une majorité, ce seront les élections législatives qui la donneront", a déclaré lundi Louis Aliot, également vice-président du FN.
"Il est évident qu’une recomposition du paysage politique se fera sur des idées. Nous ne cherchons pas à faire des accords bilatéraux avec l’UMP, cela ne servirait à rien, nous voulons que lors des élections législatives, il y ait une majorité sur des idées qui se fasse sur notre programme", a-t-il ajouté.
Reuters
Mon, 23 Apr 2012 13:02:00 +0200
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